Parti Humaniste International - France

18 juillet 2014

Analyse des difficultés du Front de Gauche à s’imposer dans les urnes

En 2009, alors que le Front de Gauche tout juste naissant atteignait les 11% aux élections européennes, on a pu croire à nouveau à l’émergence d’une grande force sociale de gauche (la vraie gauche.)

Mais les résultats des dernières élections municipales et européennes en France montrent la difficulté de cette force sociale à s’imposer dans les urnes.

 Déplorant cet échec, le Parti Humaniste n’en est pourtant pas surpris.

 On peut évidemment expliquer ces résultats décevants par le rôle des « grands médias » - porte- parole de la pensée unique - qui s’efforcent de discréditer ces mouvements  en les classant dans l’extrême gauche, ou tout simplement dans l’utopie.  On peut aussi l’expliquer par le fait que la France – comparativement à la Grèce ou dans une moindre mesure l’Espagne[1] - ne connaît pas encore une crise assez violente pour avoir foi dans ces alternatives. Mais, ces explications ne semblent pas suffisantes.

 Tentons d’aller plus loin en comprenant la logique interne qui guide ces différents partis et mouvements de gauche, écologiques et alternatifs.

 Premier constat : ces organisations se rassemblent non pas autour d’un projet pour une société nouvelle  - voire un projet de civilisation - mais dans une opposition au système néolibéral[2].

 Or, en se positionnant ainsi, - en se plaçant contre le système et non en faveur d’une alternative radicalement différente – c’est finalement ce système qui les définit. Et cet emplacement de base n’est pas sans conséquence.

 Tout d’abord, il signale une vieille forme de faire de la politique, celle-là même que plus personne ne veut malgré les bonnes idées proposées par les uns ou par les autres.

 Cette vieille forme de faire de la politique consiste avant tout à avoir des élus[3], généralement des professionnels de la politique ou des leaders, pour qui projet politique est synonyme de réussite électorale et de carrière personnelle.  Or précisément, les gens ne veulent plus de ces leaders qui les ont si souvent trompés.

 Par ailleurs, en ne formulant de projets politiques qu’au regard du marasme économique, social et environnemental produit par le système néolibéral, ce dernier reste, de fait, la référence. Pas de rêve ; pas de changement de paradigme. Aucun ne porte véritablement un projet visionnaire pour la société – encore moins pour l’être humain – sinon une série de propositions « techniques » visant à sortir des différentes crises précités. C’est un peu comme si – dans une sorte d’acharnement thérapeutique – chacun proposait une solution pour sauver le mourant.

 Or, pour le Parti Humaniste, ce système néolibéral est non seulement condamnable mais d’ores et déjà condamné ; il est mourant y compris dans la pensée et dans le cœur de beaucoup de gens….

 Et parmi ces gens, il y a bien sûr les personnes en colère qui votent pour des extrêmes. Mais il y a également tous les autres - les abstentionnistes probablement, les jeunes sûrement - qui s’éloignent de tous les slogans.

 Est-ce à dire que ces gens ne font pas de politique ?  Non, bien sûr qu’ils font de la politique ! Mais ils la font autrement : hors de tout parti ou de toutes formes d’organisation qui voudraient les capter.  Comment font-ils ? Ils se rassemblent puis se désassemblent en différents collectifs ou se concentrent sur une manière plus perceptible et le plus immédiate d’agir : les Villes en transition, Alternatiba, notre Dame des Landes, Colibri, les Faucheurs…

 Ils agissent dans leur quotidien et pour leur quotidien, souvent en pensant globalement. Bref, ils se prennent déjà en charge.

 Dans ce contexte, aucune alternative ne pourra plus être portée par un « état-major » politique. En revanche, faire de la politique devra simplement consister à mettre en synergie ces initiatives citoyennes et locales, car c’est de là que doit émerger la représentativité d’une démocratie réelle et directe.



[1] En Grèce, Syriza – l’équivalent du Front de Gauche sans les communistes – a fait 26,58%. ; en Espagne, la Gauche plurielle et Podemos rassemblent 17% des voix. Ceci dit, dans les 2 pays, le taux d’abstention est également élevé : respectivement, 40% et 54%.

[2] C’est en effet après le « non » à la constitution européenne et le Traité de Lisbonne en 2007 qu’émergent ces tentatives de regroupement.

[3] D’ailleurs, les représentants de ces mouvements sont pour la plupart des professionnels de la politique, ayant tous des mandats

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Gaza: Non à la Violence ... Appel à la PAIX !

Le Parti Humaniste International dénonce et rejette les actions militaires d'Israël en territoire palestinien et manifeste sa solidarité avec le peuple qui subit cette agression d’une violence inimaginable et la menace de violations encore plus graves.

De la même manière, le Parti Humaniste International dénonce la campagne de désinformation qui fait obstacle aux expressions de solidarité en beaucoup d’endroits dans le monde, et l'inefficacité manifeste des Nations Unies.

La décision du gouvernement d'Israël dispose du soutien explicite des États-Unis et de la complicité des pays de l'OTAN, mais aussi du désaccord de sa propre population, qui est d’ailleurs réprimé à l’intérieur même des frontières par le gouvernement de droite de Netanyahu.

La communauté internationale commence à chercher clarté et précision pour ce qui est appelé avec légèreté conflit palestino - Israélien, quand en réalité il s'agit d'une avancée territoriale d'Israël qui nie toute considération humanitaire.

Chaque fois qu’arrivent ces affrontements répétés déjà depuis 2008, et qui constamment réduisent le territoire de la Gaza et de Cisjordanie, la majorité des pays se prononcent inutilement en “faveur d'un État Palestinien et de la mise en oeuvre stricte par d'Israël des résolutions de Nations Unies, qui sont violées de manière permanente."

Il est évident qu'avec des dénonciations et des appels à la paix, absolument rien n’avance, et il faut avancer avec résolution dans la prise de positions face à la cruauté manifeste du gouvernement israélien.


Les humanistes appellent les personnes de bonne volonté, partout dans le monde, à faire pression auprès des organisations sociales, syndicales, politiques, culturelles ou de tout autre type auxquelles elles appartiennent, à développer toutes les actions nécessaires pour condamner la manière d’ agir violente du gouvernement d'Israël, à concrétiser des actions de solidarité avec le peuple palestinien, à dénoncer la manipulation médiatique, et à arrêter ce génocide.

Nous appelons aussi à réaliser des actions de résistance à l'agression israélienne, de manière créative et non-violente, qui peuvent être le rejet des produits israéliens, de leurs entreprises et les commerces présents dans différents pays, et par l’envoie de messages de rejet de cette politique aux consulats et aux ambassades d'Israël à travers le monde, avec copie à ceux qui représentent l'ONU dans chaque lieu.

Enfin, nous soulignons le courage de milliers de citoyens israéliens qui s'opposent à la guerre et agissent dans leur propre pays pour tenter de mettre fin au massacre. Il ya des groupes de mères israéliennes et palestiniennes qui travaillent pour la paix. Nous devons apporter notre soutien plein et la visibilité à travers les réseaux sociaux et les médias alternatifs.


Pour tous les êtres humains qui croient dans la paix et dans la concorde(1) entre les nations, il y a un nouveau défi et un nouveau projet: le Proche Orient dans une cohabitation pacifique.

Parti Humaniste International
(1) Union des cœurs et des volontés, qui produit la paix ; bonne entente.

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19 juin 2014

le Parti Humaniste fête ces 30 ans

Cette année, le Parti Humaniste fête ces 30 ans et il est très heureux de voir que les idées et propositions qu’il a défendues depuis sa création sont reprises par de nombreux partis de gauche[1], écologistes et autres mouvements alternatifs ainsi que par des certains penseurs de la société civile.

 Rappelons ces idées et ces propositions qui constituent les fondements du Parti Humaniste : l’être humain comme valeur centrale ; la non-discrimination ; la non-violence ; la lutte contre le capital spéculatif et enfin la démocratie directe.

 Nous percevons que l’ensemble de ces thèmes se retrouvent peu ou prou dans les différents mouvements progressistes d’aujourd’hui : les partis politiques, notamment ceux de gauche ; les divers collectifs qui ont surgi depuis la crise de 2008 (indignés, M15, Occupy Wall Street, regroupement de citoyens alternatifs comme les « Engraineurs », Anonymous, Les Désobéissants, Colibris, Villes en Transition, …), les clubs de penseurs (ATTAC, les économistes atterrés, les décroissants,..),  des personnalités comme Michel Serres, Etienne Chouard, Patrick Viveret….

 Le Parti Humaniste reconnaît, dans les diverses propositions soutenues par cette pléiade de gens ou de groupements, une aspiration commune autour des fondements précités ….

 Pourtant, quand nous constatons parfois la difficulté de l’action commune, nous nous posons la question suivante : la diversité de ces expressions (qui nous parait souhaitable car nous sommes résolument pour la diversité) n’est-elle, pas en l’état, le résultat d’une atomisation du tissu social, ce qui serait une manière de reproduire le schéma mental dominant, c’est-à-dire celui du capitalisme : le  « chacun pour soi ».

 Si tel était le cas, il serait alors intéressant et urgent que chacun s’interroge sur la cohérence entre ses idéaux et ses actions…

 Ce travail réflexif sur soi-même, sur les motivations voire sur le sens de son action politique, ainsi que la pratique de la non-violence sont précisément une autre composante essentielle du Parti Humaniste, et qui constitue son originalité..  

 Et là encore, nous sommes heureux de voir que cette approche de l’action politique est également reprise aujourd’hui par certains. Ainsi, dans une conférence donnée récemment aux Lilas, Patrick Viveret rappelait qu’il y a peu de temps encore certains pensaient qu’il fallait changer la société pour changer l’homme quand d’autres affirmaient qu’il fallait d’abord changer l’homme pour changer la société. Or, il affirme maintenant clairement que c’est un travail qui doit se mener simultanément. 

 En cela, le Parti Humaniste reste « bien plus qu’un parti ». Et ses propositions ainsi que son expérience semblent plus que jamais d’actualité.



[1] A titre d’exemple, le slogan « L’Humain d’abord » utilisé par le Front de gauche pour leur campagne présidentielle de2012 était le slogan du Parti Humaniste pour les campagnes municipales de de 2001 (cf. Wikipédia),

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27 mai 2014

Le 15M fait irruption dans les Élections Européennes en espagne

Trois ans après, il resurgit contre tout pronostic officiel.

La nouvelle formation “Podemos1” a su canaliser dans une majeure mesure l’indignation qui a émergé le 15 mai 2011 et qui s’est développée et projetée, ces 3 dernières années, à travers des centaines d’expressions de lutte citoyenne.

Tous les sondages du CIS ont échoué, ainsi que ceux des agences de sondage “de l’appareil du PPSOE2” et des médias. De même que les prévisions des centres de pouvoir qui voient seulement significatif la variation de la “prime de risque”.

Se sont trompés aussi tous ceux qui ont vu les mobilisations citoyennes comme des faits marginaux, “anti- système”, pour les dégrader tout en continuant de les rendre invisibles.

Mais pour leur plus grande peine, il se trouve que oui ! Le processus de transformation qui a fait irruption le 15 mai 2011 avec une nouvelle sensibilité de force non-violente-indignée- rénovée continue d’avancer, et il semblerait que cela se fait, de la même manière que fût le “15M”, avec ce climat – atmosphère innovateur qui vient de s’exprimer lors de ces élections européennes.

Cela s’est majoritairement canalisé à travers la candidature de Podemos, mais pas seulement. On peut aussi voir des votes du “15M” dans la Red Ciudadana Partido X, Movimiento Red, Piratas, Recortes Cero, et un tas d’autres formations, lesquelles bien qu’atomisées, portent en elles le “gène” 15M. Toutes celles-ci arriveraient à un total de près de 2 millions de votes.

Si nous ajoutons à cela que beaucoup d’autres votes dispersés du “15M” sont probablement allés à IU, Primavera Europea et même à UPyD et quelques autres formations politiques, nous pouvons dire que le vote “imbibé” de “15M” influe sur une fourchette d’entre 2,5 et 3 millions de votes.

De quoi faire réfléchir: si une option clairement identifiée avec le 15M avait existé, elle se serait clairement située comme la troisième force politique, mettant une gifle au PPSOE.

Je me suis risqué à faire cette interprétation des résultats, parce que je n’ai encore vu que bien peu d’interprétations où soit mentionné le “15M” comme le grand protagoniste de ces élections. Bien sûr, le 15M n’est pas partisan, néanmoins nous pouvons dire que le 15M est le grand “protagoniste anonyme” du nouveau panorama politique espagnol…

Celui qui confond le non-”partisan” avec le non-”politique”, ne va rien comprendre de ce qui est en train d’arriver et va arriver dans les prochains mois.

Je crois que, après avoir vu les résultats des élections, beaucoup de citoyens sont allés se coucher avec une certaine joie mesurée, celle de savoir que s’est ouvert un espace rénové aussi dans le politique, et que cela, à juste une année et demie de diverses élections, peut produire des changements importants, inimaginables même il y a peu …

Pour finir il faut pointer trois sujets.

Un. L’abstention a été retenue, et c’est un indicateur intéressant. Parce que le pouvoir, c’est à dire PPSOE joue sur le fait que si peu de gens votent, eux vont se maintenir au sommet. Que les gens votent, oui, mais seulement leurs militants et sympathisants. Plus il y a d’abstention, mieux c’est.

Un second point. Que va-t-il se passer avec ces nouvelles options politiques apparues ? Si elles sont vraiment dans la sensibilité du 15M, elles commenceront à travailler pour trouver des points de convergence face aux prochaines élections. Assurément certaines en maintenant leur propre profil, les autres en fusionnant ou en intégrant de nouvelles formations, mais, en tout cas, en collaborant. Cela renforcera énormément une option véritablement transformatrice.

Pour finir. Si cette situation se donnait : que se passerait-il lors des proches élections ? Je parle des municipales et générales qui sont proches. Ils vont continuer comme d’habitude de dénaturer et déformer les enquêtes, mais ils ne pourront plus rendre totalement invisible cette “nouvelle sensibilité de force non-violente-indignée-rénovatrice”.

Qu’est-ce qui va se passer avec le plus grand parti, celui de l’ “abstention”, dont on ne parle pas, parti plus grand que la somme de tous les autres, avec 18.810.754 d’électeurs qui n’ont pas participé ? En effet, ce sont moins de 16 millions d´électeurs qui ont voté ; les autres n’y sont pas allés parce que “personne ne les représente3“. Qu’est-ce qui se passera si au cours de cette année ces abstentionnistes découvrent que oui, il existe bien une nouvelle option dont les intégrants vont cesser de les tromper et vont vraiment s’occuper de leurs problèmes ? Qu’est-ce qui arrivera si cela se donnait, si, aux prochaines élections, les urnes se remplissaient d’une “marée de votes”, comme les rues se sont remplies d’abord d’une indignation et ensuite de “marées citoyennes ” ? À qui voteront-ils, les jeunes, les chômeurs, les “sans-toit ”, les “sans futur”  tous ceux qui jusqu’à présent n’avaient jamais voté ?

Podemos” se trouve face à une grande responsabilité : celle de gérer de manière inclusive, courageuse et sans trahir les gens qui ont déposé en eux leur confiance, toute cette force sociale, la canaliser de façon à ce qu’elle aille au-delà d’eux mêmes en donnant de la place à tout un chacun qui est dans cette nouvelle sensibilité.

Je soupçonne que des choses très importantes peuvent se passer dans les prochains mois et nous pouvons nous en réjouir.

Il est évident que c’est une autre lecture bien différente des lectures “officielles” de ces élections européennes. Mais je crois qu’il fallait la donner.

Rafael de la Rubia

Activiste de :

Traduction : Martine SICARD

1 Podemos = Nous pouvons= We can (ndlt)

2 PPSOE: cette contraction des sigles du PP (parti populaire) et PSOE (parti socialiste ouvrier espagnol) a été adoptée par les mouvements alternatifs et réseaux sociaux comme symbole négatif de la même politique des deux partis majoritaires (ndlt)

3 No nos representa est un des slogans surgis en mai 2011

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25 mai 2014

Thèses pour un nouveau paradigme sur la base des Mouvements Émergents

Nous publions ces notes, formulées grâce aux apports de membres de ces mouvements (15M, Indignés, Occupy, Yo soy 132, etc…) dans lesquelles le Parti Humaniste se reconnait. Elles sont une tentative de compiler de manière  synthétique certains des points communs aux  mouvements dénommés émergents, c’est-à-dire les  divers mouvements sociaux qui sont apparus dès  2011 sur différents points du globe. 


Ce travail se présente comme un résumé en forme de thèses qui  reprennent les idées et les valeurs communes observées dans ces processus, au-delà des  différents contextes sociaux et politiques où ils se manifestent.
C’est pourquoi  il peut sembler un peu incomplet, partiel, et n’est représentatif de personne. Il présentera un intérêt s’il est utile à l’ensemble, et s’il renforce la discussion, l’échange et la pensée collective. 

Thèse 1. Du réveil de  la Conscience. “Nous dormions… nous nous sommes  réveillés!”. Nous avons pris conscience de nos possibilités. “Ceci n’est pas un rêve, c’est un réveil“. “C’est la révolution de la conscience” qui est en train de se découvrir, de dévoiler de nouvelles possibilités.

Thèse 2. De la Liberté. Aucun de nous n’a choisi ni le pays, ni le lieu, ni le moment où il apparait  comme être humain. Nous partons de la non-liberté.

Thèse 2.1) Le chemin vers la liberté, se nomme libération. Cela signifie se libérer pas à pas, c’est un mouvement, c’est un processus.

Thèse 2.2)Nous n’avons pas  peur“. La libération avance lorsque nous dépassons nos craintes et nos peurs.

Thèse 2.3) Nous partons de la non-liberté individuelle et avançons vers la “co-liberté“, la liberté partagée avec les un-E-s et les autres. On parvient à la véritable  libération avec les autres et pour les autres.
Thèse 2.4) Le processus humain tend à une plus grande liberté sociale ainsi qu’à la libération personnelle.

Thèse 3. De l’Historicité. Nous accumulons une histoire.

Thèse 3.1) Nous bénéficions du savoir et de la connaissance accumulés par les femmes et les hommes qui nous ont précédé. Nous apprenons au fur et à mesure que nous nous  incorporons  au milieu social dans lequel  nous vivons et  nous évoluons.

Thèse 3.2) Nous utilisons toutes sortes d’objets, d’outils et de constructions qui ont été produits et qui ont été améliorés tout au  long de l’histoire.

Thèse 4. De l’Apprentissage.

Thèse 4.1) Nous avons appris quels sont les facteurs qui aident au progrès humain :

- Elargir  la participation citoyenne à tous les espaces sociaux et politiques.

- Augmenter la qualité de vie des citoyens.

- Améliorer l’éducation, la santé, l’habitat et l’alimentation.

- Mettre l’économie au service des gens et non le contraire, les gens au service de l’économie.

- Réduire les dépenses en  armement et le militarisme.

- Renforcer le dialogue et minimiser au maximum la violence institutionnelle sous ses diverses formes.

- Veiller à l’intégration sociale et  à la solution consensuelle  des conflits, que ce soit entre individus,  groupes ou peuples.

Prioriser les points antérieurs sera ce qui ouvrira les portes de l’avenir social.

Thèse 4.2) Nous avons appris quels sont les facteurs qui arrêtent le progrès humain :

-  Freiner les citoyen-nes dans leur participation sociale, dans leurs droits, dans leur liberté et leur refuser  certaines facettes de l’existence.
- Concevoir l’économie dans la seule  direction d’accumulation de ressources dans les  mains d’un petit nombre, au détriment de la majorité.
- Reléguer les citoyen-nes  à de basses conditions d’existence : esclaves à une époque, prolétaires à une autre, ou consommateurs dans l’actuelle.
- Valoriser l’économie au détriment de l’être humain, en produisant exclusions, maladies et même la  mort de beaucoup de gens.
- Maintenir des armées avec une capacité toujours plus destructrice. En faisant des recherches et en produisant des armes de destruction massive.
-  Perpétuer des politiques qui font que quelques pays soumettent, oppressent, envahissent d’autres pays ou s’octroient le pouvoir d’ingérence.
-  Exercer diverses formes de violence : physique, économique, raciale, générationnelle, religieuse, de genre, morale ou psychologique.

Thèse 5. De l’Égalité. Nous sommes égaux  face au droit, à  la loi, et aux  opportunités. Non seulement comme théorie ou  aspiration, mais aussi comme pratique.

Thèse 6. De l’Horizontalité. Nous nous mettons en relation  de manière horizontale. Nous promouvons l’horizontalité, la rendons manifeste et nous la développons dans tous les domaines.

Thèse 6.1) Horizontalité dans des relations de partenariat, de collaboration, d’échange; Plus de représentant/es, plus de chefs, plus de coupoles : personne au  poste de commandement.

Thèse 6.2) Nous impulsons la création de fonctions au service de  l’ensemble, selon les besoins;  Elles doivent être rotatives et rendre des comptes à l’ensemble.
Thèse 6.3) Nous sommes contre la compétitivité que propose ce système: cette forme d’individualisme exacerbé, où l’on met surtout l’accent sur les rôles protagonistes  Nous exprimons la sensibilité du non-protagoniste, de l’anonyme, de l’ensemble.

Thèse 7. De la Diversité. Nous sommes différents, avec des regards, des idéologies, des croyances spécifiques, et nous enrichissons l’ensemble par les divers apports de chacun.

Thèse 7.1) Nous allons amplifier cette diversité parce que nous sommes en permanence en train de grandir, de changer et de nous développer.

Thèse 8. De l’Inclusivité. Face au différent, il ne suffit pas “de le tolérer”. Nous essayons d’aller plus loin pour l’approcher, l’inclure et nous y relier.

Thèse 8.1) Nous pratiquons  “l’écoute active”, avec l’intention de comprendre le différent, en ouvrant de nouvelles voies de compréhension et de communication.

Thèse 8.2) Nous voulons aussi inclure les violents, puisque nous entendons qu’ils abandonneront la violence en  comprenant leur erreur de comportement.

Thèse 9. De la Sociabilité. “Ensemble nous pouvons” résoudre les conflits. Bien qu’on nous les présente de manière individualisée, ce sont des conflits sociaux. En rendant visible le conflit et en le socialisant, nous créons les conditions pour résoudre les problèmes que nous ne pourrions jamais résoudre de manière isolée. Nous cherchons à “amener le conflit au sein de l’assemblée “.

Thèse 10. De l’Intelligence Collective. Nous faisons travailler l’intelligence en réseau. La somme d’intelligences inThdividuelles n’a pas le même résultat que lorsqu’on travaille en relation et en  réseau,  en cherchant de manière collective. Cela multiplie les réponses et on trouve de meilleures solutions. L’intelligence collective produit un saut de niveau du travail d’ensemble.

Thèse 11. De la Pacification. Le processus humain évolue plus rapidement  quand il ne perd pas d’énergie dans des confrontations violentes. Nous pratiquons les relations de collaboration qui favorisent le progrès social.

Thèse 12. De la Non-violence.Nous n’avons pas besoin de la violence, nous avons la raison“.

Thèse 12.1) Nous défendons la non-violence comme la posture existentielle la plus courageuse possible.

Thèse 12.2) Nous avons l’habitude de partager notre vie avec la violence, nous la sentons proche ;  notre travail consiste à la désactiver.

Thèse 13. De l’Action Volontaire. Nous agissons sans calcul économique. Nous construisons par et pour l’ensemble. « Nous apportons des gouttes d’eau à la grande rivière de l’espèce humaine. »

Thèse 14. De la Cohérence. Nous agissons conformément à nos principes. Nous voulons que confluent, la pensée, l’émotion et l’action. “Quand nous disons quelque chose, nous nous y engageons et nous le faisons”.

Thèse 15. De l’Ensemble. Je me découvre moi-même au travers du nous.

Thèse 15.1) Depuis l’ensemble nous pouvons construire notre libération.

Thèse 15.2) C’est dans l’ensemble que le meilleur de chacun s’exprime.

Thèse 15.3) C’est dans l’ensemble que nous nous découvrons  humain et découvrons l’humain chez les autres.

Thèse 16. Du Respect. Nous voulons que les personnes s’expriment librement et qu’elles ne soient pas jugées, dans la mesure où elles ne violentent pas les autres.

Thèse 16.1) Nous respectons les autres et nous nous respectons. Cela augmente notre dignité.

Thèse 16.2) Nous respectons l’autre bien qu’il-elle ait une idéologie, une croyance ou une conduite différente de la notre.

Thèse 16.3) Nous nous respectons nous mêmes lorsque nous sommes cohérents dans nos vies.

Thèse 17. De la Spiritualité.

Thèse 17.1) Nous assistons au surgissement d’une forme de religiosité athée.

Thèse 17.2) Il existe une recherche de spiritualité  sans dieux et sans temples.

Thèse 17.3) Nous ne sommes pas meilleurs ni pires pour être athées ou croyants.

Thèse 17.4) Les religions ont été ambivalentes quant à  l’aide apportée au processus humain. À certains moments elles l’ont soutenu, dans d’autres elles l’ont freiné en générant énormément de souffrance.

Thèse 18. De l’Inspiration. Nous avons eu l’expérience de “connexion” entre nous, d’une syntonie, de nous ” sentir dans la même chose “. Nous avons été capables de créer une atmosphère qui inondait les rues et les places teintant  tout de liberté, de possibilités, êtres humains connectés dans la lutte. Tout se remplit d’humanité.

Quand cela se donne, tout devient  possible. Cette énergie forme partie de notre inspiration.

Thèse 19. De la Mondialisation. Nous  connaissons l’importance des actions locales, mais nous savons aussi qu’elles ne peuvent résoudre à elles seules les problèmes globaux. Le monde est dans un processus de mondialisation et aujourd’hui certaines solutions ont  besoin de se donner à cette échelle. En voici quelques unes:

Thèse 19.1) En finir avec la faim sur la planète est la priorité.

Thèse 19.2) Réorienter les dépenses militaires et en armement  vers le progrès  social pour accélérer le développement de l’être humain.

Thèse 19.3) Approfondir la démocratie, en la rendant plus participative et avancer en justice,  transparence et équité sans exclusions sociales.

Thèse 19.4) Prioriser la santé, l’éducation et le logement  pour toutes et tous.

Thèse 19.5) Ces propositions ne sont pas utopies irréalisables, mais des aspirations réelles et possibles. Il existe des conditions techniques et des ressources suffisantes. Le 99 % de la population mondiale partage cette aspiration. Il est déjà en train de surgir entre les peuples cette syntonie qui rendra  tout cela possible … Les mouvements émergents en sont un symptôme … nous sommes en train d’avancer vers cette connexion globale

Thèse 20. De la rEvolution. Au XXIe siècle nous pouvons et c’est à nous qu’il revient de reformuler l’action sociale et le type de société que nous voulons.

Thèse 20.1) Cette révolution est non-violente. “Prochaine station : Révolution

Thèse 20.2) Les formes de lutte sociale basées sur la violence renforcent le vieux système patriarcal et violent.

Thèse 20.3) Une forme de lutte est la non-collaboration avec des lois illégitimes. La désobéissance civile.
Thèse 20.4) La meilleure forme de lutte , c’est de construire des alternatives à ce qui ne marche pas, qui servent d’effet-démonstrations du nouveau.

Thèse 21. Du réveil d’une génération planétaire.

Thèse 21.1) Nous assistons  au réveil  d’une génération sur le plan mondial qui s’exprime dans les mouvements sociaux émergents.

Thèse 21.2) Une génération qui trouve un appui et un souffle dans les générations précédentes. Elle n’est pas en confrontation avec celles-ci.

Thèse 21.3) Une fois socialisé au niveau mondial, le maniement des technologies de communication instantanée et le développement des réseaux sociaux ont créé  les conditions de travail en réseau pour une nouvelle étape du processus humain.

Thèse 22. Du Nouveau Paradigme. L’interaction des thèses antérieures configure un nouveau paradigme de  civilisation qui va nécessairement produire des changements profonds dans le domaine social, culturel et existentiel de l’être humain. “Excusez le dérangement, nous  sommes en train de changer le monde”.

Thèse 23. Le Nouveau Paradigme est déjà installé. En référence à la Thèse 2 sur la Liberté, ces Thèses  peuvent être librement discutées, rejetées, socialisées, étudiées,  approfondies,  appliquées, ignorées, combattues,  incorporées à la propre vie ou niées, et plus encore. Selon la posture que l’on prend,  notre avenir s’ouvrira ou au contraire se fermera. Ce qu’on ne  pourra sûrement pas faire, c’est les éliminer, les oublier, et encore  moins empêcher qu’elles se développent. Parce qu’elles sont déjà installées dans la conscience de beaucoup de citoyens, ainsi que dans la notre. Elles sont venues pour rester et n’en partiront pas de sitôt.  “Nous avons déménagé à ta conscience”. “S’ils ne nous permettent pas de rêver, nous ne leur permettrons pas de dormir”.

Thèse 24. Le Nouveau Paradigme est déjà en phase de réplication.  Dans toute la société, on en  voit de multiples manifestations de ces changements.

Thèse 24.1) Nous appliquons nos énergies pour récupérer tout ce qui sert, pour l’améliorer, et surtout pour construire du neuf. Nous ne luttons même pas contre le vieux, puisqu’il est déjà en train de s‘effondrer de lui-même.

Thèse 24.1)  À un moment  donné que nous ne pouvons pas définir, ce Nouveau Paradigme entrera dans une phase de réplication virale …

Vous êtes prêts ?

“Nous allons lentement parce que nous allons loin“.

*Groupe collaboratif  transversal de membres des mouvements 15M, OWS, Occupy, Indignés, YS132.

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21 mai 2014

Elections régionales belges du 25 mai 2014: une supléante y croit !

 

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19 décembre 2011

DOCUMENT DU PARTI HUMANISTE INTERNATIONAL FACE À LA SITUATION MONDIALE

Quand les humanistes observent et prennent part aux processus sociaux, politiques et économiques partout dans le monde, ils ne peuvent s'empêcher d’évoquer l’actualité qu'a, dans ce moment historique, le Document du Mouvement Humaniste écrit par Silo en 19931 . Par sa lecture on peut comprendre jusqu'à quel point la direction de l'histoire a confirmé les tendances expliquées dans ce document. Et jusqu'à quel point aujourd'hui – plus que jamais – l'union de tous les humanistes du monde devient une nécessité, pour que les aspirations humaines les plus profondes puissent devenir une réalité. En tant que parti politique inspiré par le courant de l'Humanisme Universaliste, il nous semble nécessaire, dans ce moment de l’histoire, d'analyser la situation présente, pour ainsi arriver à des propositions d'action dans le contexte mondial actuel.

L'analyse

L'irruption des nouvelles générations

Ces derniers temps partout dans le monde ont fait irruption divers mouvements sociaux qui ont surpris les analystes et les formateurs d’opinion qui prônaient la fin de l'histoire. Les expressions sociales dans des pays aussi différents que la Tunisie, l'Égypte, l'Islande, l'Espagne, le Chili et les USA, diverses dans leurs causes et leurs revendications, ont en commun que leurs protagonistes sont les nouvelles générations. Des milliers de jeunes ont pris les rues en montrant leur indignation pour le monde injuste dont ils ont hérité, en assumant le défi d’être protagonistes du changement social et en adoptant la Non-violence Active comme méthodologie d'action. De l'expression de ces jeunes, accompagnée du meilleur des générations plus anciennes, commence à germer une nouvelle sensibilité planétaire. C'est une nouvelle sensibilité qui fait le vide face à ces leaders habitués à tout manipuler ; qui non seulement parle d'horizontalité mais qui l'exerce quotidiennement dans ses différentes formes d'organisation d’autogestion. Une nouvelle sensibilité qui non seulement tolère la diversité mais l'accepte et la propulse, parce qu'elle sait qu'une telle diversité est nécessaire si on souhaite produire de véritables changements ; qui reconnaît la banque et le capital spéculatif comme les adversaires réels qui ont kidnappé la démocratie représentative, ce qui rend évidente la nécessité d'avancer vers une Démocratie Directe. Une nouvelle sensibilité qui ne livre plus sa subjectivité aux moyens de communication officiels aux mains du Capital Financier. Mais qui utilise et s'approprie les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour communiquer, informer, dénoncer, s’organiser et prendre la rue. L'élément peut-être le plus important, est que cette nouvelle sensibilité a l’intuition qu'à la base de l'injustice sociale se trouve la violence physique, économique, raciale et religieuse. Par conséquent sa réponse face à la répression et la diffamation est le vide, la non confrontation et la désobéissance civile, en somme la Non-violence Active. Cette nouvelle sensibilité est seulement un signe du nouveau monde qui est en train de naitre, au milieu d'un vieux monde qui – avec grande violence et répression – cherche à se maintenir.

Vers la nation Humaine Universelle

La communication et l'interconnexion mondiale se sont accélérées ces vingt dernières années et certains aspects de ce phénomène ont été définis comme « globalisation ». Mais pour les humanistes, qui sont internationalistes et aspirent à un monde multiple et divers, une telle « globalisation » portent les signes de l'antihumanisme. Parce ce que le pouvoir économique mondial a prétendu manier ce processus en accord avec ses intérêts, en créant un Para-état, tant aux niveaux nationaux comme au niveau mondial. Ce Para-état opère au coeur des pays en achetant ou en faisant chanter les gouvernements et en manipulant l'opinion publique par le contrôle des moyens de communication massive. Il opère aussi au niveau international, en ayant à son service les organismes économiques comme le FMI, la Banque Mondiale et l'OMC ; en créant des tribunaux internationaux à sa mesure comme c'est le cas pour le CIRDI (Centre International de Règlements des Différents liés aux Investissements) ; en utilisant comme gendarmes du monde les armées des USA et l'OTAN ; en couvrant tous ses méfaits sous un manteau de légalité en ayant le contrôle sur les décisions des Nations Unies. On manipule aussi l'opinion publique à travers la presse internationale. C'est ainsi que les populations du monde doivent non seulement faire face aux problèmes qui ont lieu à l’intérieur de leurs frontières, mais elles ressentent que beaucoup de ceux-ci sont produit globalement, et qu'elles n'ont pas les moyens d’agir pour les résoudre. Les humanistes disent qu'à l’intérieur des frontières, les peuples doivent prendre le pouvoir à travers la Démocratie Réelle, pour avoir des dirigeants qui les représentent véritablement ; et au niveau mondial, le travail sera la désarticulation de ce Para-état qui se déguise d'une façade institutionnelle au moyen d'organismes qui sont de simples prête-noms du pouvoir économique global. C'est pourquoi l'image d'avancer vers une Nation Humaine Universelle devrait, non seulement être l'utopie lumineuse qui oriente les luttes des peuples, mais aussi une conception stratégique à partir de laquelle surgissent les actions tactiques qui tendent à démonter le pouvoir de ce Para-état Global, tandis qu'on construit simultanément les piliers d'une véritable Nation Humaine Universelle. Parce que cette Nation Humaine Universelle, qui peut sembler une simple expression de désirs pour les vieilles générations, apparaît, pour les nouvelles générations comme un horizon visible depuis une nouvelle sensibilité. Entre la situation actuelle et l'horizon visualisé, il faudra parcourir un chemin d'actions, et certaines de ces actions sont celles que nous proposerons dans ce document.

Le changement de paradigmes économiques

Dans un monde où l'argent s'est transformé en la valeur centrale de l'existence, nous ne devrions pas être surpris des conséquences d'une semblable négation du sens de la vie humaine. Nous ne devrions pas être surpris de l'inégalité croissante dans la distribution de la richesse, puisqu'il s'agit d'une compétition individualiste dans laquelle il doit nécessairement y avoir des gagnants et des perdants. Nous ne pouvons pas être surpris non plus des crises financières successives et de leur corrélation de récession, dans un système qui peut seulement être soutenu par l'endettement croissant. Nous ne pouvons pas être surpris des guerres pour les maigres ressources naturelles, dans un monde dilapidé par la consommation des plus fortunés. Nous ne pouvons pas être surpris par la violence sociale, quand chaque fois plus de gens se sentent marginalisés et en échec, contrastant avec ce monde paradisiaque offert par la publicité de consommation. Nous ne pouvons être surpris du nihilisme, de la folie et du suicide, quand on a perdu le sens de l'existence, et qu'on prétend le remplacer par la réussite matérialiste. Évidemment qu’il existe des moyens de transformer ce système économique inhumain, en améliorant la distribution des revenus, en disciplinant le système financier, en avançant vers un développement soutenable qui permette une vie digne à chaque être humain sans dévaster la planète. Mais il serait naïf de prétendre à une application spontanée de tels moyens sans au préalable promouvoir un véritable changement de paradigmes dans la conception de l'économie, qui s'appuie sur un profond changement des valeurs culturelles. Certains croient que, par le seul fait que les crises économiques affectent de grands ensembles, il y aura alors des foules convaincues de changer le système économique. Cela n'est pas ainsi parce que l'individualisme a percé profondément et le fait que, devant une crise généralisée, beaucoup d'individualités convergent dans une manifestation, ne signifie pas que l'on ait dépassé l'individualisme. C'est pourquoi il n'est pas aussi simple d’aller vers d'autres instances d’organisation qui puissent réellement remplacer le système. De sorte que la proposition d'une transformation du système économique ne peut pas être abordée en termes de faisabilité technique, ni en termes de convenances majoritaires. Elle doit être proposée depuis une mystique sociale qui a comme drapeau l'éthique de la cohérence, ce qui dans le domaine économique, pourrait être traduit par la mise en marche de la résolution des nécessités de tous les habitants du monde avant tout autre intérêt sectoriel ou individuel. Nous savons qu'aujourd'hui, nous sommes en conditions de résoudre les nécessités de base de tout le monde. Il y a multitude d’exemples de ce qui pourrait être fait avec les ressources qui sont destinés à l'armement, à la spéculation financière, à la production de biens somptuaires ou à la consommation irrationnelle. Il suffirait de changer la direction de ces forces qui existent déjà dans l'économie pour qu'en un temps assez court, on puisse reconvertir et multiplier l'appareil de production, avec moins d'armes et davantage de nourriture, moins de ressources à la spéculation et plus à la production. Mais la direction des forces de l'économie ne changera pas en demandant à ceux qui en occupent le sommet de démonter la pyramide ; elle changera quand bon nombre d’entre nous qui agissons encore comme briques de cette pyramide, nous commencerons à lui enlever notre soutien, cela sera obtenu quand nous cesserons de croire dans la pyramide. Et cela signifie de nouvelles valeurs morales, de nouveaux paradigmes et une mystique sociale qui les enracine dans le cœur des êtres humains. Le degré de perversité croissant de la relation entre le capital et le travail n'est effectivement possible que parce que l'individualisme régnant dans la population empêche les réponses d’ensemble et laisse la grande majorité en situation de faiblesse face à la minorité économiquement puissante. Mais l’absurde est tellement énorme qu'il pousse à la prise de conscience de couches chaque fois plus grandes de la population. Le Parti Humaniste devra travailler, partout dans le monde, en organisant et en donnant des éléments d'analyse à la plus grande quantité de gens possibles. Notre réponse, la Non Violence Active, nous indique un premier pas de dénonciation, auquel elle devra faire suivre la non-collaboration avec ceux qui exercent la violence. Tout comme, en son temps, nous devrons promouvoir la non-collaboration avec les États violents, nous devrons aussi préconiser la non-collaboration avec un capital qui maltraite les populations. À un certain moment les travailleurs (et les consommateurs) devront assumer des projets de développement social construits sans l’intervention de partenaires capitalistes (ou avec ceux qui admettent une relation juste et réciproque). À un certain moment la population cessera de réclamer au capital pour ses nécessités et décidera de les résoudre en ensemble. « Nous ne voulons plus de vos crédits, ni de vos postes de travail, ni de vos produits, ni de vos services. » Ceci sera seulement possible quand la réciprocité occupera la place de l'individualisme.

Vers une Démocratie Réelle

Les humanistes refusent les totalitarismes et les dictatures de toute tendance, parce que nous pensons que la liberté de l'être humain à décider de son destin, sans maîtres, tuteurs ni chefs, est un droit inaliénable en toute circonstance. Nous dénonçons aussi l'hypocrisie des démocraties formelles dans lesquelles les pouvoirs de la corporation économico-politico-médiatique, utilisent leur capacité de manipulation pour laisser les populations devant de fausses options électorales, ayant à choisir le « moins pire » de ses bourreaux ou le supposé chaos de l'instabilité institutionnelle. Il est clair qu'aujourd'hui dans le monde, tous les gouvernements élus librement ne sont pas égaux ; certains sont plus progressistes, d'autres sont plus conservateurs. Mais que ce soit par complicité, par incapacité ou par limitations imposées par le pouvoir économique, ils n'ont pas voulu ou pas pu inverser la direction du processus. Parce qu'une chose est d'avoir une bonne intention pour « dédommager » les plus défavorisés par ce système (et malgré cela la marginalisation augmente), et une autre chose est de transformer la structure même du système pour que ce ne soit pas une machine à marginaliser les personnes. Depuis l'échec du socialisme réel il n'y a pas eu de nouvelles alternatives au système actuel. Dans tous les cas, la possibilité des populations d'intervenir dans les politiques publiques se limite tout juste à élire leurs supposés représentants en périodes électorales. De sorte que si nous prétendons qu'il y ait des transformations substantielles à faire dans le monde, nous devons obtenir que les habitants aient une meilleure participation dans les décisions publiques qui les affectent et non qu'ils soient à la merci de la volonté des intérêts des marchés ou des représentants. Tout cela signifie concrètement, entre autres choses, des consultations populaires contraignantes pour les décisions d'une certaine importance, des budgets participatifs, cela signifie l'élection directe de tous les représentants et la possibilité de les révoquer de leurs charges à n'importe quel moment. Mais il est évident que, de même que nous ne pouvons pas prétendre que ceux qui sont au sommet de la pyramide économique changent les règles du jeu d'eux-mêmes, nous ne pouvons pas non plus espérer que ceux qui se sont enkystés au pouvoir politique grâce à la démocratie formelle légifèrent pour donner une meilleure participation réelle aux gens dans les décisions centrales. De sorte qu'il sera nécessaire de promouvoir la pratique de la Démocratie Réelle déjà au sein de la société, appuyant avec le vote seulement ceux qui se seront compromis à implémenter les transformations démocratiques nécessaires. S'il n'y a pas de candidats qui se compromettent ou si ceux qui le font ne méritent pas notre confiance, alors il faudra pénétrer le système politique avec des candidats propres aux gens, en même temps que nous organiserons la non-collaboration et la désobéissance civile lorsque suffisamment de gens organisés prendront conscience que ce système est sans issue. Il n'y a pas d'autres sorties à ce piège de la démocratie formelle que le chemin que les humanistes proposent, qui est celui de la lutte non violente.

LES PROPOSITIONS

Ces propositions, en plus d’être forcément perfectibles dans leur étendue et dans leur profondeur et en plus de représenter seulement quelques exemples de ce que l’on pourrait faire, peuvent aussi être reçues de différentes façons par ceux qui sont d’accord avec elles, selon leur possibilité d’action. Pour certains cela pourra signifier des idéaux à atteindre, en les considérant comme guide à l’heure d’élire leurs gouvernants. Pour d’autres cela signifiera des images mobilisatrices à partir desquelles s’organiser pour exiger des gouvernements qu’ils s’occupent de les mettre en place. D’autres verront comme meilleure l’option de participer politiquement et d’avoir de telles propositions dans leurs programmes électoraux. Et ceux qui aujourd’hui ont un espace de pouvoir, politique ou économique, et aspirent véritablement à un monde meilleur, pourront peut-être essayer d’en appliquer déjà quelques unes.

Propositions pour les gouvernements avançant vers une confédération d’états nationaux avec ceux qui vont se compromettre avec les mêmes propositions.

  1. Établir au rang constitutionnel l’obligation de l'État de garantir de façon concrète la couverture des nécessités basiques de la population avec des politiques tributaires en accord avec une telle priorité. Établissant, à partir de la couverture de telles nécessités, un pourcentage du budget destiné à l’aide des nations les plus défavorisées.
  2. Démantèlement total de tous les arsenaux nucléaires. Réduction progressive de l’armement conventionnel des états. Renoncement à la guerre comme méthodologie pour résoudre les conflits.
  3. Contrôle étatique du système financier. Création de banques nationales et régionales qui prêtent sans intérêts, avec administration mixte et participation des usagers et des travailleurs. Régulations qui punissent les pratiques spéculatives et usuraires. Accords internationaux pour assurer le réinvestissement productif des bénéfices des entreprises, le démantèlement des paradis fiscaux et de toutes manœuvres évasives ou spéculatives de la part du capital privé.
  4. Liberté de circulation et égalité des droits dans chaque pays, pour tous les habitants de la planète. Liberté et égalité des droits pour toutes les cultures et religions, garantissant le respect de la diversité.
  5. Implémentation de mécanismes de Démocratie Réelle : consultation des habitants, élections directes au sein des trois pouvoirs de l’état, décentralisation, représentation des minorités, révocations des mandats, responsabilité politique et budgets participatifs à tous les niveaux de l'État. Utilisation des moyens massifs de communication pour la formation et le débat sur les thèmes à statuer garantissant la pluralité d’opinion dans d’égales conditions. Consultations internationales de tous les habitants impliqués dans les politiques régionales ou mondiales.

Propositions pour la mobilisation sociale, pour faire pression sur les gouvernements et construire des alternatives aux pouvoirs en place.

  1. Avant chaque décision importante que les gouvernements doivent prendre dans les domaines économique, politique ou social, exiger l’implémentation d’une consultation populaire, dénonçant les mesures prises sans consultation comme antidémocratique.
  2. Promouvoir l’échange, le débat, la formation et la circulation de l’information, pour que l’ensemble de la société puisse se former une opinion sur tous les thèmes qui doivent faire l’objet de consultations populaires. Utiliser pour cela des forums et les réseaux ; exigeant des médias qu’ils cèdent des espaces pour ces objectifs et dénonçant ceux qui ne le font pas comme des complices de la démocratie formelle.
  3. Élaborer des avant-projets de loi et exiger leur traitement et les impulser depuis une construction socio-politique alternative. Loi de Démocratie Réelle (avec l’incorporation de tous ces mécanismes). Réforme fiscale qui garantie la redistribution de la richesse et le réinvestissement productif des bénéfices. Loi de Propriété Participative des travailleurs dans les entreprises. Contrôle du système financier par l'État et création de banque sans intérêts.
  4. Se mobiliser de façon permanente pour les deux droits fondamentaux que sont l'Éducation et la Santé, publiques, gratuites, universelles et de haute qualité ; exigeant non seulement leur existence mais aussi les postes budgétaires accordés à leur importance.
  5. Impulser et défendre par toutes les voies possibles les paradigmes d’une nouvelle culture pour la Nation Humaine Universelle : la non violence, la non discrimination, la réciprocité, la liberté, la justice sociale et le sens de la vie. En même temps que dénoncer comme rétrogrades les valeurs de l’individualisme, la surconsommation, la violence, la xénophobie et la guerre.

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Le rôle du Parti Humaniste International

Les membres du PHI sont en train de travailler depuis plusieurs années, dans tous les pays dans lesquels nous sommes présents, dans beaucoup des thèmes auquel nous avons faisons référence. Mais dans ce moment historique, nous constatons – comme jamais auparavant – une prédisposition croissante des populations et en particulier des nouvelles générations, pour se mobiliser dans la même direction. Nous constatons aussi une affinité croissante pour certains de ces thèmes de la part de quelques gouvernements progressistes avec qui nous avons eu un certain niveau de rapprochement. Pourtant la simple coïncidence actuelle avec quelques unes de nos propositions historiques ne devraient pas nous influencer dans la définition de notre rôle présent et futur. Nous ne pouvons certainement pas prétendre nous situer comme « avant-garde éclairée » des processus sociaux, pas seulement pour des raisons d’échelles, mais surtout parce qu’un tel emplacement correspondrait à des schémas obsolètes et verticaux. Notre rôle devrait certainement s’exercer en se plaçant dans un niveau de parité, établissant des relations de réciprocité avec ceux qui sont d’accord avec nous. Mais cet emplacement horizontal exempt d’intentions manipulatrices ne devrait pas être incompatible avec la volonté d’assumer depuis cet emplacement le défi de donner des références claires sur le monde auquel nous aspirons et les pas à suivre pour l’obtenir. De telles références ne pourraient en aucune façon être impulsées depuis un pouvoir vertical, mais nous ne pouvons pas non plus les affaiblir, ni les relativiser, ni nous résigner, par peur d’être confondus avec les manipulateurs, ou croire qu'à notre échelle, nous n’avons pas le droit de parler avec fermeté, ou parce que nous pensons que, par devenir naturel, un processus révolutionnaire va mûrir dans le monde. C’est le moment de donner un signal très clair et un profil très défini du Parti Humaniste. Les nouvelles générations sont en train d’arriver, cherchant les outils et les idées dont ils ont besoin pour se renforcer. Si à cause d'un apparent avantage conjoncturel, nous diluons notre message avec celui d’autres groupes qui sont ressemblants tout en étant différents, nous pourrions affaiblir la compréhension de notre proposition et l’inspiration nécessaire pour avancer vers une révolution politique, économique, sociale, culturelle, éthique, psychologique et spirituelle. Nous n’avons pas de garantie que le mécontentement massif face aux conséquences économiques du système oblige en lui-même les gouvernements à réaliser des changements structurels. Nous n’avons pas de garantie que le mécontentement vis-à-vis des démocraties formelles amènent les gouvernements à réaliser des transformations qui iront plus loin que des changements cosmétiques. Nous n’avons pas de garantie que les gouvernements progressistes passent de mesures bien intentionnées à un changement réel des bases même du système. Nous n’avons pas de garantie que tous ceux qui disent travailler pour un monde meilleur cherchent véritablement une révolution, pas seulement dans les aspects matériels, mais surtout dans les fondements existentiels. Ce que nous pouvons garantir c’est que, tant que le monde ne sera pas encore une Grande Nation Humaine Universelle, il y aura chaque fois plus d’humanistes travaillant véritablement pour cette aspiration, à laquelle des millions d’être humains appellent, parfois en silence.


  1. Le « Document Humaniste » fait partie de la « sixième Lettre à mes amis », écrite par Silo le 05/04/1993, incluse dans Lettres à mes amis, p.98 – Éd. Références, et son texte complet est joint à ce travail. 

Posté par reneolivieroster à 17:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 décembre 2011

Dettes les noeuds coulants


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Pourquoi les taux d’intérêt des obligations d'Etat augmentent (bon du trésor, dettes nationales) si fortement? 
13% pour le Portugal et 36% sur 10 ans pour la Grece par comparaison seulement 2,29 pour l’Allemagne. 
Cela veut dire que si vous prêtez aux grecques aujourd'hui 1000€ et bien dans 10 ans ils vous rembourseront 4600 €. La belle affaire! 
Les banques provoquent ainsi a cause de ces taux d’intérêt la faillite des Etats et du coup toute l'économie. 
La question que je me suis posée alors... Pourquoi le font elles si elles-même se mettent en péril par les restructurations de dettes c a d rabotage qui consiste a effacer une partie de la dette afin d’alléger le créancier pour qu'il puisse continuer a rembourser le reste (vaut mieux un peu que rien du tout). 
Depuis la crise des subprimes La FED (banque centrale US) aurait injecté sous forme de rachat de dettes foncières aux banques en faillites et de prêt a l'Etat américain plus de 7 milles milliards de $ us. Tout cet argent est de trop car il alimente un volume d'argent déconnecté de la réalité commerciale et des besoins réels car cela ne vient pas de la production réelle de richesse, c'est que l'on appelle de l'inflation. Cette politique a été faite pour sauver le système fractionnaire bancaire mondial et les avoirs des épargnants les plus riches. 
Ensuite il se passe une sorte d'équation mathématique qui entraîne tout le système a l'asphyxi. 
Je reprends, quand les banques centrales injectent de la liquidité, elle créent mécaniquement une accélération de l'inflation c a d que l'argent vaut de moins en moins. Pour l'instant l'inflation n'est pas encore significatif car elle est contrebalancé par un effet de déflation (moins d'argent en circulation) dû a la crise et les destructions de valeurs mais petit à petit la confiance en cet argent papier s'estompe et les banques pensent que si elles prêtent maintenant, dans dix ans leur argent vaudra dix fois moins donc des intérêts perdus et c'est pour cela que les taux augmentent a ce point .
Nous voilà dans un impasse, car plus les BC injectent de l'argent et moins il y a de confiance et donc moins d'argent et alors on revient au début du cycle, pour compenser les BC injectent encore plus d'argent et par conséquence encore moins de confiance pour le marché de l'emprunt etc. etc. Il arrivera un moment ou il n' y aura plus de crédit possible, c'est ce qu'on appelle le crédit crunch qui effraye la finance et les entreprises. Les banques ne prêteront plus du tout, non pas parce qu’elles ne voudront pas mais parce qu'elles pourront plus a cause des taux d’intérêts exorbitants. A partir de ce moment se sera la fin du système fractionnaire et l'entrée dans un monde inconnu, inquiétant mais qui offrira d’énormes opportunités de tout changer pour se libérer une fois pour toute de ce système de dette. 

Antoine

Posté par PHI-FRANCE à 23:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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01 décembre 2011

La Vème République c’est mort !

Nous sommes appelés à élire le président de la République en 2012. Tous les médias et les grands partis ne parlent que de ça. Apparemment l’élection du président de la République est l’acte le plus important de notre vie de citoyen ????

Pour moi cette affirmation c’est comme croire que l’argent pousse sur des arbres…

L’élection du président de la république comme acte majeur de la politique Française est une invention de la Vème République. Donc un truc créé il y a 55 ans, par un homme, Charles De Gaulle qui se voyait et était vu par beaucoup comme providentiel.

Mais en 55 ans le monde à plus changer qu’en 3 siècles avant…

Face au pouvoir des grands intérêts financiers il est évident que de confier l’essentiel du pouvoir à un président de la République est une grossière erreur, il suffit de contrôler cette personne pour diriger le pays…

De plus, dans cette constitution, l’indépendance des pouvoirs est très imparfaite. La justice étant très dépendante du pouvoir exécutif.

De plus les électeurs qui avaient trouvé, par la cohabitation, le moyen de sanctionner le pouvoir unique, ne peuvent plus le faire puisqu’ils élisent presque simultanément les députés et le président.

Comme nous le montre nos amis égyptiens, tunisiens, syriens il est urgent de changer. Les vieilles démocraties sont aussi sclérosées que les vieilles dictatures. Nous méritons tous une nouvelle constitution qui donne un pouvoir beaucoup plus grand à la population, notamment avec une loi de révocation des élus.

Avec des outils de contrôle et de transparence sur le travail des élus soumis aux pressions des intérêts particuliers.

Avec l’utilisation des moyens technologiques à disposition pour une consultation élargie et fréquente des citoyens.

Avec un financement 100% publique et équitable des campagnes électorales évitant ainsi la manipulation des partis par les forces financières.

Avec la création de grands médias indépendants des forces financières actuelles et du pouvoir central.

Avec une réelle et totale autonomie de la justice du pouvoir exécutif.

Et sûrement encore beaucoup d’autres choses que des assemblées populaires depuis le niveau local jusqu’au national devraient définir…

Fin »