Parti Humaniste International - France

19 décembre 2011

DOCUMENT DU PARTI HUMANISTE INTERNATIONAL FACE À LA SITUATION MONDIALE

Quand les humanistes observent et prennent part aux processus sociaux, politiques et économiques partout dans le monde, ils ne peuvent s'empêcher d’évoquer l’actualité qu'a, dans ce moment historique, le Document du Mouvement Humaniste écrit par Silo en 19931 . Par sa lecture on peut comprendre jusqu'à quel point la direction de l'histoire a confirmé les tendances expliquées dans ce document. Et jusqu'à quel point aujourd'hui – plus que jamais – l'union de tous les humanistes du monde devient une nécessité, pour que les aspirations humaines les plus profondes puissent devenir une réalité. En tant que parti politique inspiré par le courant de l'Humanisme Universaliste, il nous semble nécessaire, dans ce moment de l’histoire, d'analyser la situation présente, pour ainsi arriver à des propositions d'action dans le contexte mondial actuel.

L'analyse

L'irruption des nouvelles générations

Ces derniers temps partout dans le monde ont fait irruption divers mouvements sociaux qui ont surpris les analystes et les formateurs d’opinion qui prônaient la fin de l'histoire. Les expressions sociales dans des pays aussi différents que la Tunisie, l'Égypte, l'Islande, l'Espagne, le Chili et les USA, diverses dans leurs causes et leurs revendications, ont en commun que leurs protagonistes sont les nouvelles générations. Des milliers de jeunes ont pris les rues en montrant leur indignation pour le monde injuste dont ils ont hérité, en assumant le défi d’être protagonistes du changement social et en adoptant la Non-violence Active comme méthodologie d'action. De l'expression de ces jeunes, accompagnée du meilleur des générations plus anciennes, commence à germer une nouvelle sensibilité planétaire. C'est une nouvelle sensibilité qui fait le vide face à ces leaders habitués à tout manipuler ; qui non seulement parle d'horizontalité mais qui l'exerce quotidiennement dans ses différentes formes d'organisation d’autogestion. Une nouvelle sensibilité qui non seulement tolère la diversité mais l'accepte et la propulse, parce qu'elle sait qu'une telle diversité est nécessaire si on souhaite produire de véritables changements ; qui reconnaît la banque et le capital spéculatif comme les adversaires réels qui ont kidnappé la démocratie représentative, ce qui rend évidente la nécessité d'avancer vers une Démocratie Directe. Une nouvelle sensibilité qui ne livre plus sa subjectivité aux moyens de communication officiels aux mains du Capital Financier. Mais qui utilise et s'approprie les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour communiquer, informer, dénoncer, s’organiser et prendre la rue. L'élément peut-être le plus important, est que cette nouvelle sensibilité a l’intuition qu'à la base de l'injustice sociale se trouve la violence physique, économique, raciale et religieuse. Par conséquent sa réponse face à la répression et la diffamation est le vide, la non confrontation et la désobéissance civile, en somme la Non-violence Active. Cette nouvelle sensibilité est seulement un signe du nouveau monde qui est en train de naitre, au milieu d'un vieux monde qui – avec grande violence et répression – cherche à se maintenir.

Vers la nation Humaine Universelle

La communication et l'interconnexion mondiale se sont accélérées ces vingt dernières années et certains aspects de ce phénomène ont été définis comme « globalisation ». Mais pour les humanistes, qui sont internationalistes et aspirent à un monde multiple et divers, une telle « globalisation » portent les signes de l'antihumanisme. Parce ce que le pouvoir économique mondial a prétendu manier ce processus en accord avec ses intérêts, en créant un Para-état, tant aux niveaux nationaux comme au niveau mondial. Ce Para-état opère au coeur des pays en achetant ou en faisant chanter les gouvernements et en manipulant l'opinion publique par le contrôle des moyens de communication massive. Il opère aussi au niveau international, en ayant à son service les organismes économiques comme le FMI, la Banque Mondiale et l'OMC ; en créant des tribunaux internationaux à sa mesure comme c'est le cas pour le CIRDI (Centre International de Règlements des Différents liés aux Investissements) ; en utilisant comme gendarmes du monde les armées des USA et l'OTAN ; en couvrant tous ses méfaits sous un manteau de légalité en ayant le contrôle sur les décisions des Nations Unies. On manipule aussi l'opinion publique à travers la presse internationale. C'est ainsi que les populations du monde doivent non seulement faire face aux problèmes qui ont lieu à l’intérieur de leurs frontières, mais elles ressentent que beaucoup de ceux-ci sont produit globalement, et qu'elles n'ont pas les moyens d’agir pour les résoudre. Les humanistes disent qu'à l’intérieur des frontières, les peuples doivent prendre le pouvoir à travers la Démocratie Réelle, pour avoir des dirigeants qui les représentent véritablement ; et au niveau mondial, le travail sera la désarticulation de ce Para-état qui se déguise d'une façade institutionnelle au moyen d'organismes qui sont de simples prête-noms du pouvoir économique global. C'est pourquoi l'image d'avancer vers une Nation Humaine Universelle devrait, non seulement être l'utopie lumineuse qui oriente les luttes des peuples, mais aussi une conception stratégique à partir de laquelle surgissent les actions tactiques qui tendent à démonter le pouvoir de ce Para-état Global, tandis qu'on construit simultanément les piliers d'une véritable Nation Humaine Universelle. Parce que cette Nation Humaine Universelle, qui peut sembler une simple expression de désirs pour les vieilles générations, apparaît, pour les nouvelles générations comme un horizon visible depuis une nouvelle sensibilité. Entre la situation actuelle et l'horizon visualisé, il faudra parcourir un chemin d'actions, et certaines de ces actions sont celles que nous proposerons dans ce document.

Le changement de paradigmes économiques

Dans un monde où l'argent s'est transformé en la valeur centrale de l'existence, nous ne devrions pas être surpris des conséquences d'une semblable négation du sens de la vie humaine. Nous ne devrions pas être surpris de l'inégalité croissante dans la distribution de la richesse, puisqu'il s'agit d'une compétition individualiste dans laquelle il doit nécessairement y avoir des gagnants et des perdants. Nous ne pouvons pas être surpris non plus des crises financières successives et de leur corrélation de récession, dans un système qui peut seulement être soutenu par l'endettement croissant. Nous ne pouvons pas être surpris des guerres pour les maigres ressources naturelles, dans un monde dilapidé par la consommation des plus fortunés. Nous ne pouvons pas être surpris par la violence sociale, quand chaque fois plus de gens se sentent marginalisés et en échec, contrastant avec ce monde paradisiaque offert par la publicité de consommation. Nous ne pouvons être surpris du nihilisme, de la folie et du suicide, quand on a perdu le sens de l'existence, et qu'on prétend le remplacer par la réussite matérialiste. Évidemment qu’il existe des moyens de transformer ce système économique inhumain, en améliorant la distribution des revenus, en disciplinant le système financier, en avançant vers un développement soutenable qui permette une vie digne à chaque être humain sans dévaster la planète. Mais il serait naïf de prétendre à une application spontanée de tels moyens sans au préalable promouvoir un véritable changement de paradigmes dans la conception de l'économie, qui s'appuie sur un profond changement des valeurs culturelles. Certains croient que, par le seul fait que les crises économiques affectent de grands ensembles, il y aura alors des foules convaincues de changer le système économique. Cela n'est pas ainsi parce que l'individualisme a percé profondément et le fait que, devant une crise généralisée, beaucoup d'individualités convergent dans une manifestation, ne signifie pas que l'on ait dépassé l'individualisme. C'est pourquoi il n'est pas aussi simple d’aller vers d'autres instances d’organisation qui puissent réellement remplacer le système. De sorte que la proposition d'une transformation du système économique ne peut pas être abordée en termes de faisabilité technique, ni en termes de convenances majoritaires. Elle doit être proposée depuis une mystique sociale qui a comme drapeau l'éthique de la cohérence, ce qui dans le domaine économique, pourrait être traduit par la mise en marche de la résolution des nécessités de tous les habitants du monde avant tout autre intérêt sectoriel ou individuel. Nous savons qu'aujourd'hui, nous sommes en conditions de résoudre les nécessités de base de tout le monde. Il y a multitude d’exemples de ce qui pourrait être fait avec les ressources qui sont destinés à l'armement, à la spéculation financière, à la production de biens somptuaires ou à la consommation irrationnelle. Il suffirait de changer la direction de ces forces qui existent déjà dans l'économie pour qu'en un temps assez court, on puisse reconvertir et multiplier l'appareil de production, avec moins d'armes et davantage de nourriture, moins de ressources à la spéculation et plus à la production. Mais la direction des forces de l'économie ne changera pas en demandant à ceux qui en occupent le sommet de démonter la pyramide ; elle changera quand bon nombre d’entre nous qui agissons encore comme briques de cette pyramide, nous commencerons à lui enlever notre soutien, cela sera obtenu quand nous cesserons de croire dans la pyramide. Et cela signifie de nouvelles valeurs morales, de nouveaux paradigmes et une mystique sociale qui les enracine dans le cœur des êtres humains. Le degré de perversité croissant de la relation entre le capital et le travail n'est effectivement possible que parce que l'individualisme régnant dans la population empêche les réponses d’ensemble et laisse la grande majorité en situation de faiblesse face à la minorité économiquement puissante. Mais l’absurde est tellement énorme qu'il pousse à la prise de conscience de couches chaque fois plus grandes de la population. Le Parti Humaniste devra travailler, partout dans le monde, en organisant et en donnant des éléments d'analyse à la plus grande quantité de gens possibles. Notre réponse, la Non Violence Active, nous indique un premier pas de dénonciation, auquel elle devra faire suivre la non-collaboration avec ceux qui exercent la violence. Tout comme, en son temps, nous devrons promouvoir la non-collaboration avec les États violents, nous devrons aussi préconiser la non-collaboration avec un capital qui maltraite les populations. À un certain moment les travailleurs (et les consommateurs) devront assumer des projets de développement social construits sans l’intervention de partenaires capitalistes (ou avec ceux qui admettent une relation juste et réciproque). À un certain moment la population cessera de réclamer au capital pour ses nécessités et décidera de les résoudre en ensemble. « Nous ne voulons plus de vos crédits, ni de vos postes de travail, ni de vos produits, ni de vos services. » Ceci sera seulement possible quand la réciprocité occupera la place de l'individualisme.

Vers une Démocratie Réelle

Les humanistes refusent les totalitarismes et les dictatures de toute tendance, parce que nous pensons que la liberté de l'être humain à décider de son destin, sans maîtres, tuteurs ni chefs, est un droit inaliénable en toute circonstance. Nous dénonçons aussi l'hypocrisie des démocraties formelles dans lesquelles les pouvoirs de la corporation économico-politico-médiatique, utilisent leur capacité de manipulation pour laisser les populations devant de fausses options électorales, ayant à choisir le « moins pire » de ses bourreaux ou le supposé chaos de l'instabilité institutionnelle. Il est clair qu'aujourd'hui dans le monde, tous les gouvernements élus librement ne sont pas égaux ; certains sont plus progressistes, d'autres sont plus conservateurs. Mais que ce soit par complicité, par incapacité ou par limitations imposées par le pouvoir économique, ils n'ont pas voulu ou pas pu inverser la direction du processus. Parce qu'une chose est d'avoir une bonne intention pour « dédommager » les plus défavorisés par ce système (et malgré cela la marginalisation augmente), et une autre chose est de transformer la structure même du système pour que ce ne soit pas une machine à marginaliser les personnes. Depuis l'échec du socialisme réel il n'y a pas eu de nouvelles alternatives au système actuel. Dans tous les cas, la possibilité des populations d'intervenir dans les politiques publiques se limite tout juste à élire leurs supposés représentants en périodes électorales. De sorte que si nous prétendons qu'il y ait des transformations substantielles à faire dans le monde, nous devons obtenir que les habitants aient une meilleure participation dans les décisions publiques qui les affectent et non qu'ils soient à la merci de la volonté des intérêts des marchés ou des représentants. Tout cela signifie concrètement, entre autres choses, des consultations populaires contraignantes pour les décisions d'une certaine importance, des budgets participatifs, cela signifie l'élection directe de tous les représentants et la possibilité de les révoquer de leurs charges à n'importe quel moment. Mais il est évident que, de même que nous ne pouvons pas prétendre que ceux qui sont au sommet de la pyramide économique changent les règles du jeu d'eux-mêmes, nous ne pouvons pas non plus espérer que ceux qui se sont enkystés au pouvoir politique grâce à la démocratie formelle légifèrent pour donner une meilleure participation réelle aux gens dans les décisions centrales. De sorte qu'il sera nécessaire de promouvoir la pratique de la Démocratie Réelle déjà au sein de la société, appuyant avec le vote seulement ceux qui se seront compromis à implémenter les transformations démocratiques nécessaires. S'il n'y a pas de candidats qui se compromettent ou si ceux qui le font ne méritent pas notre confiance, alors il faudra pénétrer le système politique avec des candidats propres aux gens, en même temps que nous organiserons la non-collaboration et la désobéissance civile lorsque suffisamment de gens organisés prendront conscience que ce système est sans issue. Il n'y a pas d'autres sorties à ce piège de la démocratie formelle que le chemin que les humanistes proposent, qui est celui de la lutte non violente.

LES PROPOSITIONS

Ces propositions, en plus d’être forcément perfectibles dans leur étendue et dans leur profondeur et en plus de représenter seulement quelques exemples de ce que l’on pourrait faire, peuvent aussi être reçues de différentes façons par ceux qui sont d’accord avec elles, selon leur possibilité d’action. Pour certains cela pourra signifier des idéaux à atteindre, en les considérant comme guide à l’heure d’élire leurs gouvernants. Pour d’autres cela signifiera des images mobilisatrices à partir desquelles s’organiser pour exiger des gouvernements qu’ils s’occupent de les mettre en place. D’autres verront comme meilleure l’option de participer politiquement et d’avoir de telles propositions dans leurs programmes électoraux. Et ceux qui aujourd’hui ont un espace de pouvoir, politique ou économique, et aspirent véritablement à un monde meilleur, pourront peut-être essayer d’en appliquer déjà quelques unes.

Propositions pour les gouvernements avançant vers une confédération d’états nationaux avec ceux qui vont se compromettre avec les mêmes propositions.

  1. Établir au rang constitutionnel l’obligation de l'État de garantir de façon concrète la couverture des nécessités basiques de la population avec des politiques tributaires en accord avec une telle priorité. Établissant, à partir de la couverture de telles nécessités, un pourcentage du budget destiné à l’aide des nations les plus défavorisées.
  2. Démantèlement total de tous les arsenaux nucléaires. Réduction progressive de l’armement conventionnel des états. Renoncement à la guerre comme méthodologie pour résoudre les conflits.
  3. Contrôle étatique du système financier. Création de banques nationales et régionales qui prêtent sans intérêts, avec administration mixte et participation des usagers et des travailleurs. Régulations qui punissent les pratiques spéculatives et usuraires. Accords internationaux pour assurer le réinvestissement productif des bénéfices des entreprises, le démantèlement des paradis fiscaux et de toutes manœuvres évasives ou spéculatives de la part du capital privé.
  4. Liberté de circulation et égalité des droits dans chaque pays, pour tous les habitants de la planète. Liberté et égalité des droits pour toutes les cultures et religions, garantissant le respect de la diversité.
  5. Implémentation de mécanismes de Démocratie Réelle : consultation des habitants, élections directes au sein des trois pouvoirs de l’état, décentralisation, représentation des minorités, révocations des mandats, responsabilité politique et budgets participatifs à tous les niveaux de l'État. Utilisation des moyens massifs de communication pour la formation et le débat sur les thèmes à statuer garantissant la pluralité d’opinion dans d’égales conditions. Consultations internationales de tous les habitants impliqués dans les politiques régionales ou mondiales.

Propositions pour la mobilisation sociale, pour faire pression sur les gouvernements et construire des alternatives aux pouvoirs en place.

  1. Avant chaque décision importante que les gouvernements doivent prendre dans les domaines économique, politique ou social, exiger l’implémentation d’une consultation populaire, dénonçant les mesures prises sans consultation comme antidémocratique.
  2. Promouvoir l’échange, le débat, la formation et la circulation de l’information, pour que l’ensemble de la société puisse se former une opinion sur tous les thèmes qui doivent faire l’objet de consultations populaires. Utiliser pour cela des forums et les réseaux ; exigeant des médias qu’ils cèdent des espaces pour ces objectifs et dénonçant ceux qui ne le font pas comme des complices de la démocratie formelle.
  3. Élaborer des avant-projets de loi et exiger leur traitement et les impulser depuis une construction socio-politique alternative. Loi de Démocratie Réelle (avec l’incorporation de tous ces mécanismes). Réforme fiscale qui garantie la redistribution de la richesse et le réinvestissement productif des bénéfices. Loi de Propriété Participative des travailleurs dans les entreprises. Contrôle du système financier par l'État et création de banque sans intérêts.
  4. Se mobiliser de façon permanente pour les deux droits fondamentaux que sont l'Éducation et la Santé, publiques, gratuites, universelles et de haute qualité ; exigeant non seulement leur existence mais aussi les postes budgétaires accordés à leur importance.
  5. Impulser et défendre par toutes les voies possibles les paradigmes d’une nouvelle culture pour la Nation Humaine Universelle : la non violence, la non discrimination, la réciprocité, la liberté, la justice sociale et le sens de la vie. En même temps que dénoncer comme rétrogrades les valeurs de l’individualisme, la surconsommation, la violence, la xénophobie et la guerre.

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Le rôle du Parti Humaniste International

Les membres du PHI sont en train de travailler depuis plusieurs années, dans tous les pays dans lesquels nous sommes présents, dans beaucoup des thèmes auquel nous avons faisons référence. Mais dans ce moment historique, nous constatons – comme jamais auparavant – une prédisposition croissante des populations et en particulier des nouvelles générations, pour se mobiliser dans la même direction. Nous constatons aussi une affinité croissante pour certains de ces thèmes de la part de quelques gouvernements progressistes avec qui nous avons eu un certain niveau de rapprochement. Pourtant la simple coïncidence actuelle avec quelques unes de nos propositions historiques ne devraient pas nous influencer dans la définition de notre rôle présent et futur. Nous ne pouvons certainement pas prétendre nous situer comme « avant-garde éclairée » des processus sociaux, pas seulement pour des raisons d’échelles, mais surtout parce qu’un tel emplacement correspondrait à des schémas obsolètes et verticaux. Notre rôle devrait certainement s’exercer en se plaçant dans un niveau de parité, établissant des relations de réciprocité avec ceux qui sont d’accord avec nous. Mais cet emplacement horizontal exempt d’intentions manipulatrices ne devrait pas être incompatible avec la volonté d’assumer depuis cet emplacement le défi de donner des références claires sur le monde auquel nous aspirons et les pas à suivre pour l’obtenir. De telles références ne pourraient en aucune façon être impulsées depuis un pouvoir vertical, mais nous ne pouvons pas non plus les affaiblir, ni les relativiser, ni nous résigner, par peur d’être confondus avec les manipulateurs, ou croire qu'à notre échelle, nous n’avons pas le droit de parler avec fermeté, ou parce que nous pensons que, par devenir naturel, un processus révolutionnaire va mûrir dans le monde. C’est le moment de donner un signal très clair et un profil très défini du Parti Humaniste. Les nouvelles générations sont en train d’arriver, cherchant les outils et les idées dont ils ont besoin pour se renforcer. Si à cause d'un apparent avantage conjoncturel, nous diluons notre message avec celui d’autres groupes qui sont ressemblants tout en étant différents, nous pourrions affaiblir la compréhension de notre proposition et l’inspiration nécessaire pour avancer vers une révolution politique, économique, sociale, culturelle, éthique, psychologique et spirituelle. Nous n’avons pas de garantie que le mécontentement massif face aux conséquences économiques du système oblige en lui-même les gouvernements à réaliser des changements structurels. Nous n’avons pas de garantie que le mécontentement vis-à-vis des démocraties formelles amènent les gouvernements à réaliser des transformations qui iront plus loin que des changements cosmétiques. Nous n’avons pas de garantie que les gouvernements progressistes passent de mesures bien intentionnées à un changement réel des bases même du système. Nous n’avons pas de garantie que tous ceux qui disent travailler pour un monde meilleur cherchent véritablement une révolution, pas seulement dans les aspects matériels, mais surtout dans les fondements existentiels. Ce que nous pouvons garantir c’est que, tant que le monde ne sera pas encore une Grande Nation Humaine Universelle, il y aura chaque fois plus d’humanistes travaillant véritablement pour cette aspiration, à laquelle des millions d’être humains appellent, parfois en silence.


  1. Le « Document Humaniste » fait partie de la « sixième Lettre à mes amis », écrite par Silo le 05/04/1993, incluse dans Lettres à mes amis, p.98 – Éd. Références, et son texte complet est joint à ce travail. 

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04 décembre 2011

Dettes les noeuds coulants


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Pourquoi les taux d’intérêt des obligations d'Etat augmentent (bon du trésor, dettes nationales) si fortement? 
13% pour le Portugal et 36% sur 10 ans pour la Grece par comparaison seulement 2,29 pour l’Allemagne. 
Cela veut dire que si vous prêtez aux grecques aujourd'hui 1000€ et bien dans 10 ans ils vous rembourseront 4600 €. La belle affaire! 
Les banques provoquent ainsi a cause de ces taux d’intérêt la faillite des Etats et du coup toute l'économie. 
La question que je me suis posée alors... Pourquoi le font elles si elles-même se mettent en péril par les restructurations de dettes c a d rabotage qui consiste a effacer une partie de la dette afin d’alléger le créancier pour qu'il puisse continuer a rembourser le reste (vaut mieux un peu que rien du tout). 
Depuis la crise des subprimes La FED (banque centrale US) aurait injecté sous forme de rachat de dettes foncières aux banques en faillites et de prêt a l'Etat américain plus de 7 milles milliards de $ us. Tout cet argent est de trop car il alimente un volume d'argent déconnecté de la réalité commerciale et des besoins réels car cela ne vient pas de la production réelle de richesse, c'est que l'on appelle de l'inflation. Cette politique a été faite pour sauver le système fractionnaire bancaire mondial et les avoirs des épargnants les plus riches. 
Ensuite il se passe une sorte d'équation mathématique qui entraîne tout le système a l'asphyxi. 
Je reprends, quand les banques centrales injectent de la liquidité, elle créent mécaniquement une accélération de l'inflation c a d que l'argent vaut de moins en moins. Pour l'instant l'inflation n'est pas encore significatif car elle est contrebalancé par un effet de déflation (moins d'argent en circulation) dû a la crise et les destructions de valeurs mais petit à petit la confiance en cet argent papier s'estompe et les banques pensent que si elles prêtent maintenant, dans dix ans leur argent vaudra dix fois moins donc des intérêts perdus et c'est pour cela que les taux augmentent a ce point .
Nous voilà dans un impasse, car plus les BC injectent de l'argent et moins il y a de confiance et donc moins d'argent et alors on revient au début du cycle, pour compenser les BC injectent encore plus d'argent et par conséquence encore moins de confiance pour le marché de l'emprunt etc. etc. Il arrivera un moment ou il n' y aura plus de crédit possible, c'est ce qu'on appelle le crédit crunch qui effraye la finance et les entreprises. Les banques ne prêteront plus du tout, non pas parce qu’elles ne voudront pas mais parce qu'elles pourront plus a cause des taux d’intérêts exorbitants. A partir de ce moment se sera la fin du système fractionnaire et l'entrée dans un monde inconnu, inquiétant mais qui offrira d’énormes opportunités de tout changer pour se libérer une fois pour toute de ce système de dette. 

Antoine

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01 décembre 2011

La Vème République c’est mort !

Nous sommes appelés à élire le président de la République en 2012. Tous les médias et les grands partis ne parlent que de ça. Apparemment l’élection du président de la République est l’acte le plus important de notre vie de citoyen ????

Pour moi cette affirmation c’est comme croire que l’argent pousse sur des arbres…

L’élection du président de la république comme acte majeur de la politique Française est une invention de la Vème République. Donc un truc créé il y a 55 ans, par un homme, Charles De Gaulle qui se voyait et était vu par beaucoup comme providentiel.

Mais en 55 ans le monde à plus changer qu’en 3 siècles avant…

Face au pouvoir des grands intérêts financiers il est évident que de confier l’essentiel du pouvoir à un président de la République est une grossière erreur, il suffit de contrôler cette personne pour diriger le pays…

De plus, dans cette constitution, l’indépendance des pouvoirs est très imparfaite. La justice étant très dépendante du pouvoir exécutif.

De plus les électeurs qui avaient trouvé, par la cohabitation, le moyen de sanctionner le pouvoir unique, ne peuvent plus le faire puisqu’ils élisent presque simultanément les députés et le président.

Comme nous le montre nos amis égyptiens, tunisiens, syriens il est urgent de changer. Les vieilles démocraties sont aussi sclérosées que les vieilles dictatures. Nous méritons tous une nouvelle constitution qui donne un pouvoir beaucoup plus grand à la population, notamment avec une loi de révocation des élus.

Avec des outils de contrôle et de transparence sur le travail des élus soumis aux pressions des intérêts particuliers.

Avec l’utilisation des moyens technologiques à disposition pour une consultation élargie et fréquente des citoyens.

Avec un financement 100% publique et équitable des campagnes électorales évitant ainsi la manipulation des partis par les forces financières.

Avec la création de grands médias indépendants des forces financières actuelles et du pouvoir central.

Avec une réelle et totale autonomie de la justice du pouvoir exécutif.

Et sûrement encore beaucoup d’autres choses que des assemblées populaires depuis le niveau local jusqu’au national devraient définir…

26 novembre 2011


Bande-Annonce 1 R.A.S Nucléaire rien à signaler

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Atomik Sarko !!!

Notre président, oubliant définitivement le grenelle de l’environnement de son début de mandat, affirme son amour du nucléaire.

Le nucléaire nous coûtera très cher, le traitement des déchets est une dette pour quelques milliers d’années, voir millions pour les plus dangereux…

Nous n’avons pas fini de la payer financièrement, écologiquement et humainement.

L’amiante est un isolant thermique très peu cher mais trop dangereux c’est pourquoi il est interdit. Nos politique gesticulent au nom du principe de protection, mais pour le nucléaire là tout change, il faut pas toucher à notre puissance militaire et aux intérêts d’Areva.

Bref Sarko ou Hollande, ses gens ne sont pas sérieux, ils ont une vision à très court terme et sont esclaves de leurs calculs malsains…

Vivement le changement et une politique digne d’un être humain évolué…

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19 novembre 2011


Comprendre_la_dette_publique_en_quelques_minutes_-_YouTube.flv

Posté par reneolivieroster à 15:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Leur dette il ne faut pas la payer, la bourse il faut la contrôler.

Ils ont pris le pouvoir (les détenteurs du capital). Ils contrôlent depuis longtemps maintenant les politiciens. La dette des états est donc le résultat de l’action de gouvernements élus par les peuples mais agissant au service des intérêts financiers.

Les peuples en dehors des élections n’ont aucun moyen de contrôle sur leurs élus. Alors si comme le disait M. Chirac les promesses de campagne n’engagent que ceux qui les croient. Dans ce cas les dettes des états n’engagent que ceux qui les contractent c'est-à-dire les élus. Nous n’avons aucune obligation morale de payer la dette des états n’ayant pas mis en place un système de contrôle sérieux des élus par le peuple.

Dans les révolutions contre les dictatures les peuples reprennent le pouvoir confisqué par un clan politique. Dans nos démocraties formelles le peuple doit reprendre le pouvoir confisqué par les banques et les gros intérêts financiers privés. Le capital doit être contrôlé afin qu’il travaille au service des peuples, de tous les peuples. Le bon capital est celui qui s’investit à long terme dans les entreprises, celui qui est au service du travail et de l’emploi et qui n’exige qu’un faible rendement.

Le pouvoir de décision dans les entreprises doit être partager entre le capital et le travail. Ces dernières années les travailleurs ont fait preuve de responsabilité et de sérieux pour sauver les entreprises, le capital lui a prouvé sa stupidité et sa violence avec comme seul critère la rentabilité à court terme.

L’argent comme les politiciens doit être contrôlé par les peuples.

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14 novembre 2011

DÉMOCRATIE REELLE

Les humanistes agissent pour pouvoir passer d’une démocratie formelle à une véritable démocratie où le pouvoir est entre les mains des citoyens.

• Droit de vote et d’éligibilité de tous les habitants quelle que soit leur nationalité et ce pour toutes les élections.

• Age légal pour se présenter équivalent  celui de la majorité légale, soit 18 ans.

• Droit de vote à 16 ans pour toutes les élections.

• Élection de tous les représentants au suffrage direct et à la proportionnelle intégrale dans tous les scrutins afin de favoriser la représentativité des minorités. 

• Reconnaissance et validation du vote blanc.

• Prise en charge par l’état des matériels de propagande officiels tel que les bulletins de vote, les professions de fois et les affiches officielles pour toutes les élections.

• Loi de responsabilité politique permettant de destituer les élus ne respectant pas leur programme .

• Développement de  la démocratie réelle par des consultations régulières par voie de référendum à l’initiative des pouvoirs publics ou de la population.

• Mise en place de forums, commissions à thèmes pour favoriser la participation et l'expression directe de la volonté de la population.

• Soutien à la vie associative pour  favoriser l’émergence et la mise en place d’idées et de propositions.

• Séparation réelle des trois pouvoirs.

            • Garantie de l’accès aux médias pour tout parti, institution publique, association de citoyens.

•Aide au développement de médias indépendants et alternatifs pour lutter contre la contrôle des médias par quelques-uns.  .

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09 novembre 2011

Il n’y a rien à sauver et tout à changer

Nos politiciens n’ont que ce mot à la bouche : « sauver ». Il faut sauver, sauver le budget, sauver nos retraites,… ce n’est plus de l’actualité politique mais un affreux mélange de la série docteur House et les experts avec la finance comme acteur principal…

Mais LES PEUPLES, que ce soit en Tunisie, Egypte, Yémen, aux USA ou en Europe et partout ailleurs NE VEULENT PAS SAUVER LE SYSTEME ACTUEL.

PARCE QUE CE SYSTEME NOUS FAIT SOUFFRIR !

Ce que nous voulons c’est arrêter de souffrir et avancer vers un futur ouvert et positif.

NOUS NE VOULONS PAS SAUVER NOTRE SOCIETE, NOUS VOULONS LA TRANSFORMER TOTALEMENT et surtout comme le disent les Tunisiens et les Égyptiens NOUS VOULONS DECIDER COMMENT.

Le mur de Berlin est tombé il y a 20 ans. NOUS VOULONS MAINTENANT FAIRE TOMBER LE MUR DE L’ARGENT ET DE LA VIOLENCE.

L’histoire a commencé avec l’écriture. Une histoire véritablement humaine commencera par la mort du Dieu Argent dans nos têtes.

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03 novembre 2011

La dictature déclarée

Europe-dictatureVoilà! nous y sommes. Les marchés et les banques ne se contentent plus seulement d'exiger plus d'argent des contribuables pour compenser leurs pertes mais à présent nous sommes arrivé au stade de la dictature déclarée par la suppression du droit fondamental du citoyen a se prononcer par référendum. A présent la démocratie est jugée néfaste à la prospérité économique. Les masques sont tombés car le système n'est plus en mesure de faire rêver les gens pour les maintenir en léthargie, nous sommes, je pense dans une étape purement autoritaire comme le sont toutes les dictatures. La Chine, la Russie ont fait déjà la preuve que pour les banques et les marchés, nul besoin de démocratie bien au contraire. La question est de savoir maintenant quand les peuples seront en rupture? A quel moment la peur de de sortir du système va être moins forte que l'envie de construire un monde humain en adéquation avec nos souhaits profonds? Je pense que c'est a l'interieur de chacun que se trouve la réponse. 

Antoine 

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