07 août 2011

Solidarité humaniste avec les étudiants chiliens

Au Chili, les enfants scolarisés et les jeunes universitaires se mobilisent depuis plus de trois mois de manière non violente en faveur d'une éducation publique gratuite et de qualité. Ce mouvement étudiant, qui s'inscrit dans le réveil des jeunes qui redouble sur toute la planète, a montré de nombreuses et créatives façons non violente de manifester.

Lamentablement la réponse du gouvernement de droite de Piñera aux demandes étudiantes a été une brutale et violente répression policière.

Le Parti Humaniste International condamne et rejette catégoriquement l'usage de la violence de la part du gouvernement chilien pour tenter de faire taire la légitime demande des enfants et des jeunes chiliens. Pour les humanistes du monde entier, l'éducation publique et gratuite pour tous est un droit inaliénable des personnes et devrait être l'un des piliers d'une société plus juste, vu qu'elle met tous les citoyens dans des conditions égales en ce qui concerne l'éducation. Les modèles néolibéraux, qui donnent priorité aux profits de l'éducation privée pour faciliter les négoces des entreprises marginalisent la majorité de la population de ce droit et segmentent la société pour que des minorités se perpétuent au pouvoir. Le Chili, malgré ses supposées « réussites économiques », conserve l'une des pires distribution de la richesse, et ceci ne fera qu'augmenter tant que ne pourront accéder à une carrière universitaire que ceux qui ont l'argent pour le faire.

La répression violente du gouvernement Piñera rappelle aux chiliens les pires formes utilisées par la Dictature d'Augusto Pinochet, à tel point que le dirigeant humaniste du Collège de Professeurs, Mario Aguilar, a dénoncé une détention policière suspecte à son encontre.

Mais si le gouvernement chilien a voulu faire taire les jeunes au moyen de la violence, la réponse qu'il a reçu à cette répression n'est pas venu seulement des étudiants mais des millions de citoyens qui sont sortis spontanément dans les rues pour protester contre la violence gouvernementale.

Se furent des millions de personnes qui en faisant résonner leurs casseroles se sont manifestés de manière non-violente contre la brutalité policière et en solidarité avec les étudiants et leurs demandes.

C'est un moment historique au Chili et dans le monde entier où, à la force brute des gouvernements, les peuples opposent force, créativité et Non Violence Active.

C'est pour tout cela que le Parti Humaniste International rejette énergiquement la répression violente et se solidarise avec la lutte des étudiants chiliens.

 

Équipe de Coordination Mondiale
Parti Humaniste International

 

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19 mars 2011

LYBIE: LA SPIRALE DE LA VIOLENCE

Face aux attaques militaires en Lybie, perpétrées à partir d'aujourd'hui par quelques pays européens et les États-Unis, le Parti Humaniste International exprime son rejet total de l'utilisation de la violence et exhorte la communauté internationale à travailler de façon urgente pour une sortie pacifique à la guerre civile dans ce pays.

De la même façon que nous avions précédemment rejeté la violence avec laquelle Kadhafi réprimait ses opposants, nous rejetons aujourd'hui cette supposée tentative d'en finir avec cette violence en utilisant plus de violence.

Nous sommes conscients que la situation en Lybie représente un choix cornélien et que nous ne pouvions pas rester indifférents devant le bain de sang qui avait lieu, vu que malheureusement la rébellion sociale n'a pas pu se canaliser et arriver à ses fins de manière pacifique comme cela s'était passé en Égypte. La répression violente de la part du gouvernement de Kadhafi d'une part et les soulèvements armés d'une partie des rebelles d'autre part ont alimenté une spirale de violence qui menaçait de se terminer en massacre.

Face à cette situation complexe, l'ONU a pris la décision d'intervenir, prétendument pour garantir la vie des civils et en prétendant limiter les attaques aériennes à cette fin. Cependant, il existe déjà des précédents où les attaques aériennes se transforment en invasion terrestre. Il existe des précédents où l'ONU dit se préoccuper des droits des civils et n'intervient que quand il y a du pétrole en jeu, comme c'est le cas pour la Lybie. Il existe des précédents où les États-Unis et leurs alliés soutiennent ou tolèrent des dictatures sanglantes quand elles servent leurs intérêts pour ensuite « découvrir » qu'il s'agit de dictatures sanglantes quand leurs intérêts se trouvent menacés.

La France a été le premier pays à attaquer et Sarkozy argumentait que sa motivation était « en finir avec la folie assassine de Kadhafi ». Cependant autant la France que l'Angleterre et l'Italie ont eu des liens très étroits ces dernières années avec le régime de Kadhafi.

Peut-être que cette fois, après ce qui est arrivé au Japon et devant l'augmentation de l'opposition populaire à la prolifération des centrales nucléaires dont la France tire la majeure partie de son électricité, ils veulent s'assurer plus que toujours l'accès au pétrole de Lybie.

Comme les Humanistes le dénonçaient déjà pendant la Marche Mondiale pour la Paix et la Non Violence, qui a parcouru le monde fin 2009, ni les Nations unis, et encore moins son Conseil de Sécurité ne peuvent garantir la paix dans le monde. Parce que l'ONU est précisément dirigée par les puissances qui sont les principaux producteurs d'armes, ceux qui génèrent la plus grande partie des conflits armés et ceux qui, pour assurer leurs intérêts économiques, n'hésitent pas à soutenir les dictatures sanglantes quand cela leur convient ou à les mettre à feu et à sang quand cela ne leur convient plus. Et ce sont toujours les peuples qui subissent cette violence.

Nous pourrons seulement sortir de cette spirale de la violence quand, au lieu de dépendre des résolutions de l'ONU, le monde s'organisera en une véritable Nation Humaine Universelle.

En attendant, il faudra faire le maximum d'efforts pour résoudre les conflits comme ceux de la Lybie par des méthodes pacifiques et se souvenir des paroles de Silo à Punta de Vacas, en Argentine, en 2004 : « ...avec une approche violente de la violence, il n'y aura pas la paix... »

Équipe de coordination internationale

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23 février 2011

KADHAFI ET LES CONTRADICTIONS DES VIOLENTS

Peu après la chute des dictatures respectives en Tunisie et en Égypte, nous sommes en train d'assister en Lybie à une forte remise en question du régime de Kadhafi, après 42 ans au pouvoir. Celui-ci, malgré la répression sanglante contre son peuple, ne peut empêcher l'avancée des rebelles, auxquels s'ajoutent de plus en plus de militaires qui se refusent à réprimer.

Kadhafi, installé au pouvoir depuis 1969, a commencé par s'identifier avec l'idéalisme panarabe de Nasser et s'est défini comme « socialiste révolutionnaire », ami du Kremlin et ennemi des États-Unis. Mais très vite son interprétation violente de la révolution l'a transformé en promoteur d'actes terroristes sanglants contre le monde occidental, aussi sanglants que les bombardements qu'il ordonne aujourd'hui contre son propre peuple en rébellion.

Sa prétendue place à gauche dans le spectre idéologique et son prêche contre les États-Unis, lui ont valu des amitiés avec les gouvernements de ce type. Mais ces dernières années, les bonnes affaires avec le pétrole de Lybie, ses coûteux achats d'armement, sa collaboration avec la retenue des immigrants africains vers l'Europe et sa conversion supposée à « l'anti-terrorisme », lui ont permis de gagner de nombreuses amitiés parmi les gouvernements européens.

L'État des masses (Jamâhîriyya) de Kadhafi n'a pas abouti à une organisation qui donnerait plus de pouvoir au peuple, mais plutôt à la dissolution de toute compétition possible pour le pouvoir de sa famille. Ses « comités révolutionnaires » ne sont rien de plus que l'épée répressive qu'il utilise aujourd'hui pour faire taire la rébellion. Une rébellion populaire massive, que Kadhafi prétend discréditer en l'attribuant à des « groupes de jeunes drogués ».

Autant les gouvernements de gauche, qui dans le passé se sont sentis proche de son discours socialiste, que les gouvernements de droite, récents associés d'affaires, de politiques xénophobes et même de fêtes déjantées, essaieront certainement de regarder ailleurs en ce moment et même pourraient manifester de la surprise.

Pour les Humanistes, ce n'est pas une surprise que ceux qui ont toujours cru en la violence, jusqu'à l'utiliser comme drapeau pour la « défense de leur peuple », utilisent aujourd'hui cette violence contre son propre peuple. Ce n'est pas une surprise que ceux qui ont défendu l'utilisation de la violence pour obtenir leurs idéaux, tombe ensuite dans tout type de corruption et d'acharnement contre les plus faibles. Ce n'est pas une surprise que les violents crient aux quatre vents que le pouvoir doit être dans les mains du peuple, même s'ils sont les plus autocrates et n'hésitent pas à réprimer ce peuple quand il se rebelle.

Pour les Humanistes, ce n'est pas une surprise que les violents tombent dans toujours plus de contradictions, parce que, précisément la contradiction est la source de toute violence et nous ne croirons jamais dans les chants des sirènes de ceux qui nous promettent un paradis au final d'un chemin de violence.

Comme nous le manifestions déjà ces dernières semaines, nous soutenons la révolution non-violente que quelques peuples arabes ont mises en marche, nous demandons la fin des effusions de sang en Lybie et nous exigeons que le monde et en particulier l'Europe, fassent de véritables efforts dans ce sens.

Équipe de coordination Internationale
du Parti Humaniste International

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27 janvier 2011

RÉVOLTES DANS LES PAYS ARABES ET LA CLAMEUR DES PEUPLES

Le 14 janvier, le dictateur Ben Ali a  pris la fuite après être resté 20 ans au pouvoir. Bien que le détonateur de cette rébellion ait été l’immolation d’un humble vendeur maltraité par la police, pendant de nombreuses années, le peuple tunisien a du supporter des injustices de tous types, un niveau de chômage et de pauvreté alarmant et jusqu’à la persécution pour certaines pratiques de l’islam.

Peu de jours après, nous voyons la population d’Egypte et du Yémen manifester pacifiquement pour en terminer avec leur dictature. En ce qui concerne l’Egypte, il y a eu une répression brutale avec des morts et des blessés et plus d’un millier d’emprisonnements. Dans ce pays, gouverné depuis 30 ans par Hosni Moubarak qui à 82 ans veut que son fils Gamal lui succède lors des prochaines élections de novembre, règne la corruption, la répression, le népotisme et la pauvreté. Dans le cas du Yémen, gouverné depuis 32 ans par Ali Abdallah Sahed, allié des USA dans sa lutte contre al Qaida, les conditions sociales sont aussi désastreuses.

Il est à noter que malgré les pressions que ces peuples aient subies, la presse internationale a fait échos de cette situation que récemment du fait des soulèvements populaires. Une fois de plus, cela met en évidence que les dictatures alliées des USA sont traitées avec plus de tolérance par la presse que celles qui n’ont pas l’appui des USA et de ses alliés.  Une fois de plus, cela montre que l’histoire de la libération de l’être humain ne s’arrête pas face aux dictatures et ne peut être occultée par la manipulation médiatique.

Les Humanistes, valorisons et appuyons l’attitude courageuse de ces peuples qui, face à la dureté et la cruauté de leur gouvernement n’ont pas peur de se rebeller d’une manière non-violente et lutter pour leurs droits, leurs libertés et pour de meilleures conditions de vie. Nous savons que ce n’est facile car ils doivent non seulement lutter contre leur propre gouvernement répressif et corrompu et mais aussi contre des enjeux internationaux, pour une partie lies aux USA et ses Alliés, qui ne veulent pas perdre le contrôle sur ces pays et en même temps faire face aux partis fanatiques et violents qui chercheront à capitaliser ce mécontentement. Mais au-delà de la direction que prendront les évènements, il restera que la clameur des peuples s’est fait entendre.

Le monde n’est pas celui que décrit les médias, porte-parole des intérêts de ceux qui essaient de s'ériger en maîtres du monde. Le monde réel est celui de milliard de personnes opprimées, marginalisées et appauvries dont les voix ne pourront être muselées éternellement. Parfois cette clameur humaine s'exprimera d'une manière pacifique et parfois d'une manière violente, mais elle continuera de se manifester, contre tout pronostic du pouvoir et des médias.

Le Système, dans toutes ses formes, est un vêtement qui n’est plus à la mesure de l'Être Humain. Et bien que l'on veuille continuer à montrer un monde heureux, les crises économiques et politiques continueront d'approfondir. Et bien qu'ils veuillent nous conditionner à un modèle de vie, les nouvelles générations continueront à conquérir pour leurs espaces. Et bien qu'ils veuillent créer un monde pour certains, les immigrants continueront de lutter pour leurs droits, et les peuples soumis à des dictatures, de droite ou de gauche, continueront de se rebeller. Et bien qu'ils essayent de réprimer la véritable spiritualité humaine,  sous le manteau du nihilisme ou  d’essayer d’imposer leurs moules dogmatiques, la spiritualité profonde qui niche dans le cœur de chaque être humain, s'éveillera tôt ou tard de son long sommeil comme SILO l'annonçait.

Face à ces événements, le Parti humaniste international appuie la rébellion non-violente des peuples face à l’injustice et dénonce la répression et la persécution des gouvernements.

Équipe de Coordination internationale

27/01/11

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