Cette année, le Parti Humaniste fête ces 30 ans et il est très heureux de voir que les idées et propositions qu’il a défendues depuis sa création sont reprises par de nombreux partis de gauche[1], écologistes et autres mouvements alternatifs ainsi que par des certains penseurs de la société civile.

 Rappelons ces idées et ces propositions qui constituent les fondements du Parti Humaniste : l’être humain comme valeur centrale ; la non-discrimination ; la non-violence ; la lutte contre le capital spéculatif et enfin la démocratie directe.

 Nous percevons que l’ensemble de ces thèmes se retrouvent peu ou prou dans les différents mouvements progressistes d’aujourd’hui : les partis politiques, notamment ceux de gauche ; les divers collectifs qui ont surgi depuis la crise de 2008 (indignés, M15, Occupy Wall Street, regroupement de citoyens alternatifs comme les « Engraineurs », Anonymous, Les Désobéissants, Colibris, Villes en Transition, …), les clubs de penseurs (ATTAC, les économistes atterrés, les décroissants,..),  des personnalités comme Michel Serres, Etienne Chouard, Patrick Viveret….

 Le Parti Humaniste reconnaît, dans les diverses propositions soutenues par cette pléiade de gens ou de groupements, une aspiration commune autour des fondements précités ….

 Pourtant, quand nous constatons parfois la difficulté de l’action commune, nous nous posons la question suivante : la diversité de ces expressions (qui nous parait souhaitable car nous sommes résolument pour la diversité) n’est-elle, pas en l’état, le résultat d’une atomisation du tissu social, ce qui serait une manière de reproduire le schéma mental dominant, c’est-à-dire celui du capitalisme : le  « chacun pour soi ».

 Si tel était le cas, il serait alors intéressant et urgent que chacun s’interroge sur la cohérence entre ses idéaux et ses actions…

 Ce travail réflexif sur soi-même, sur les motivations voire sur le sens de son action politique, ainsi que la pratique de la non-violence sont précisément une autre composante essentielle du Parti Humaniste, et qui constitue son originalité..  

 Et là encore, nous sommes heureux de voir que cette approche de l’action politique est également reprise aujourd’hui par certains. Ainsi, dans une conférence donnée récemment aux Lilas, Patrick Viveret rappelait qu’il y a peu de temps encore certains pensaient qu’il fallait changer la société pour changer l’homme quand d’autres affirmaient qu’il fallait d’abord changer l’homme pour changer la société. Or, il affirme maintenant clairement que c’est un travail qui doit se mener simultanément. 

 En cela, le Parti Humaniste reste « bien plus qu’un parti ». Et ses propositions ainsi que son expérience semblent plus que jamais d’actualité.



[1] A titre d’exemple, le slogan « L’Humain d’abord » utilisé par le Front de gauche pour leur campagne présidentielle de2012 était le slogan du Parti Humaniste pour les campagnes municipales de de 2001 (cf. Wikipédia),