Aujourd’hui le premier ministre grec a annoncé la tenue d’un référendum pour soumettre au peuple souverain le plan de sauvetage proposé par la réunion des présidents des 17 pays de la zone euro.

La réaction de la bourse fut un effondrement des places boursières. Nous savions déjà depuis quelques années que les licenciements faisaient monter la valeur des actions. Nous savions aussi que les référendums qui opposaient un peuple à la majorité des élus étaient contournés en re-votant les textes sans référendum. Maintenant nous savons aussi que le référendum est insupportable aux gros intérêts financiers.

Et que dire des réactions de nos politiciens relayées fidèlement par les médias ! La condamnation est virulente !

Ce qui est incroyable, c’est que nos dirigeants regardent l’effondrement du niveau de vie et du futur du peuple grec comme quelque chose de regrettable mais d’absolument nécessaire à l’intérêt du système financier et bancaire, mais que la consultation du peuple grec qui risque de remettre en question ce même système financier leur parait totalement intolérable.

Donc au-delà de tous leurs très beaux arguments, ces élus mettent les intérêts financiers au-dessus de la vie des gens.

L’Europe que nous voulons est celle des peuples pas celle des banques.